Zodiac table sur une poursuite de sa croissance rentable malgré la crise
Les comptes annuels de Zodiac étaient attendus après la publication d’un chiffre d’affaires bien supérieur aux attentes, en hausse de 27,9% à 2,7 milliards d’euros pour son exercice finissant au 31 août 2011. Ils n’ont pas déçu avec un bond de 60% du résultat opérationnel courant (Roc) à 386 millions d’euros, soit une augmentation de 2,8 points de sa marge courante à 14% contre une fourchette de 12% à 13% prévue par l’équipementier aéronautique. L’action a gagné hier 4,64% à 55,29 euros.
L’aménagement intérieur des cabines et les systèmes aéronautiques ont constitué le principal effet de levier avec une progression respective de 76% et 105% du Roc, tandis que les équipements de sécurité, dont l’activité est plus stable, affichent un Roc en hausse de 6%, la division ayant de plus été pénalisée par des retards de livraison. Concernant sa politique de changes, «60% de l’exposition nette de transaction budgétée pour 2011-2012 est couverte à 1,345 dollar pour un euro» contre une couverture à 1,28 pour l’exercice 2010-2011.
La dette financière nette de 584 millions augmente de 13,5% en raison d’investissements industriels et financiers élevés, partiellement compensés par la progression de la capacité d’autofinancement du groupe (+48% à 347 millions). Le BFR a été contenu à 29,3% du chiffre d’affaires contre 32,7% à fin août 2010, le ratio de dette nette sur Ebitda diminuant également à 1,3 contre 1,7 un an plus tôt. Avec 1,3 milliard d’euros de lignes de crédit disponibles, le groupe reste à l’affût de nouvelles acquisitions, par exemple «dans le cas de cessions consécutives à la fusion entre les américains United Technologies et Goodrich», précise Olivier Zarrouati, président du directoire.
Après trois ans de stabilité, le dividende proposé par le conseil de surveillance sera en hausse de 20% à 1,2 euro par action. Si Olivier Zarrouati s’abstient de fournir des objectifs précis pour l’exercice 2011-2012 dans le contexte macroéconomique actuel, il anticipe pour le trimestre en cours (septembre-novembre) «une croissance organique de l’ordre de 20%» du chiffre d’affaires. Le groupe devrait par la suite continuer à profiter du dynamisme persistant de l’après-vente, de la faiblesse des stocks dans l’aviation d’affaires, de son exposition grandissante aux pays émergents et de sa capacité à suivre la montée en cadence des avionneurs sur le marché civil.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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