Zodiac accroît sa flexibilité financière afin de poursuivre ses acquisitions
Deux semaines avant la publication d’un chiffre d’affaires annuel à fin août attendu en hausse de plus de 20%, Zodiac a annoncé hier avoir conclu avec ses banques un avenant concernant l’accord de «club deal» signé le 29 juin 2010, qui va lui permettre de «poursuivre activement sa stratégie de croissance externe». Le financement mis en place à l’été 2010 prévoyait la fourniture d’un crédit syndiqué de 1 milliard d’euros expirant le 27 juin 2014. L’accord conclu l’an dernier implique par ailleurs le respect d’un covenant sur son ratio d’endettement (dette nette sur Ebitda) ne pouvant excéder «3,5 à la clôture de l’exercice 2010 et 2011, 3,25 à la clôture de 2012 et 3 à la clôture de 2013».
L’avenant, qui a pris effet au 29 août dernier, augmente de 300 millions d’euros l’autorisation du tirage ainsi portée à 1,3 milliard d’euros. Il rallonge également d’un an la maturité in fine du crédit qui expirera désormais le 29 juin 2015, tandis que le niveau des covenants demeure inchangé. Le spécialiste des équipements et systèmes aéronautiques souligne qu’il enregistrera à fin août 2011 «un montant net de 5,2 millions d’euros en charges financières exceptionnelles». Ceci correspond à la part non encore amortie des frais de mise en place de la facilité de crédit initiale, qui s’élevaient à 7,25 millions.
Zodiac Aerospace a annoncé dans le même communiqué avoir finalisé au 1er septembre dernier l’acquisition de Heath Tecna auprès de RBS Equity Finance, pour un montant non rendu public. Ayant réalisé un chiffre d’affaires équivalent à 54 millions d’euros en 2010, la société américaine qui emploie 600 personnes est l’un des principaux acteurs mondiaux dans la conception, la fabrication et la certification d’intérieurs de cabines complexes sur le segment de l’aviation commerciale.
La renégociation du «club deal» laissera dans ce contexte à Zodiac une marge de manœuvre supplémentaire pour d’autres acquisitions, alors qu’il a consacré 210 millions d’euros à la croissance externe sur le seul premier semestre, soit 16% du chiffre d’affaires réalisé sur la période. Le groupe français, dont la dette nette à fin février s’élevait à 796 millions, table sur un ratio d’endettement d’environ 1,7 au 31 août 2011, stable d’une année sur l’autre.
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