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Ziggo redouble de prudence sur l’évolution de son activité en 2013
Ziggo redouble de prudence sur l’évolution de son activité en 2013
Le câblo-opérateur prévoit désormais une croissance du chiffre d’affaires tout juste positive en raison d’une hausse du taux de désabonnement
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Yves-Marc Le Reour
Warburg Pincus et Cinven ont eu le nez creux. A peine un mois après leur allègement au capital de Ziggo, remplacés par l’américain Liberty Global, le câblo-opérateur néerlandais a revu à la baisse son objectif de croissance de chiffre d’affaires pour 2013. S’il confirme sa prévision d’une progression annuelle de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) «comprise entre 2,5% et 3,5%», la hausse de l’activité en 2013 est désormais attendue «dans la fourchette basse de celle de l’Ebitda», alors qu’il anticipait jusqu’ici un taux de progression «légèrement supérieur». Ces chiffres ne prennent pas en compte Esprit Telecom, fournisseur néerlandais de services télécoms à destination des PME, dont l’acquisition pour 18 millions d’euros a été annoncée mi-mars par Ziggo.
La principale raison de ce décalage est un taux d’attrition («churn rate») de la clientèle plus élevé que prévu sur le segment télévisuel, où le groupe a perdu 49.000 abonnés au premier trimestre (-21.000 clients pour les offres de télévision à péage). Cette contre-performance n’a pu être entièrement compensée par la progression des souscriptions aux offres de téléphonie fixe et d’accès à internet en haut débit. Ceci a débouché sur une quasi-stabilité (+0,2% en rythme annuel) du chiffre d’affaires à fin mars, à 388 millions d’euros, l’excédent brut d’exploitation ajusté ayant augmenté de 3% à 223 millions.
Les analystes de BoA Merrill Lynch s’attendent à un deuxième trimestre encore faible «en raison du plein impact des promotions mises en œuvre» et ils relèvent qu’une accélération de la croissance du chiffre d’affaires au second semestre «est liée à l’amélioration potentielle de la dynamique de souscription des offres, elle-même dépendante de l’environnement concurrentiel».
Le câblo-opérateur table toujours sur des investissements industriels compris entre 320 et 330 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice. Mais leur repli de 5,1% au premier trimestre, à 66,6 millions, a eu un effet favorable sur sa génération de cash flow libre, en hausse de 8,3% à 160 millions. Sa dette nette de 2,8 milliards d’euros à fin mars représentait 3,15 fois l’Ebitda ajusté contre 3,33 fois au 31 décembre dernier. Suite au refinancement d’environ 1,1 milliard d’euros de dette au premier trimestre, la flexibilité financière de Ziggo s’est également améliorée, avec une maturité moyenne de la dette passée de 4,9 à 5,5 ans en 3 mois.
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