Wendel prêt à céder à la famille Bertarelli la totalité de sa participation dans Stallergènes
Wendel va se délester de Stallergènes. La holding cotée a reçu une offre ferme d’Ares Life Sciences pour l’ensemble de sa participation dans le laboratoire biopharmaceutique, soit 45,87% du capital et des droits de vote. Le président du directoire de Wendel s’est déclaré satisfait du prix proposé par la société d’investissement fondée et financée par la famille Bertarelli, à savoir 59 euros par action. Le titre Stallergènes a clôturé hier en hausse de 1,88% à 64,50 euros. Ares Life Sciences lancera ensuite une offre sur le solde des actions en circulation, au même prix. «Ares Life Sciences est le meilleur actionnaire pour un développement américain», a commenté Frédéric Lemoine lors d’une conférence téléphonique, en référence notamment au projet de commercialisation outre-Atlantique d’Oralair, un comprimé d’immunothérapie aux pollens de graminées. Wendel, par l’intermédiaire de sa filiale Oranje-Nassau, et Ares Life Sciences sont entrés dans une période d’exclusivité en vue de finaliser la transaction.
L’opération annoncée hier soir, qui représente un produit de cession de 358,8 millions d’euros, vient clôturer une relation de près de 17 ans hautement fructueuse. En 1994, Wendel prend le contrôle pour 9,1 millions d’euros d’une société qui ne réalise encore que 20 millions d’euros de chiffre d’affaires (contre 193 millions en 2009 pour un bénéfice net de 22 millions). La holding réinvestit ensuite 2,6 millions d’euros dans les années qui suivent. Lorsque Stallergènes entre en Bourse en 1999, Wendel retire 34,6 millions d’euros de l’opération, puis 19,3 millions d’euros sous forme de dividendes par la suite.
Au bout du compte : la holding entend réaliser 35 fois son investissement, dégager une plus-value d’environ 300 millions d’euros et un taux de rendement interne de 40% par an. «L’important est de réaliser cette plus-value et de le faire en assurant la pérennité du projet industriel», a justifié Frédéric Lemoine, rappelant le succès de la famille Bertarelli avec Serono.
Après l’opération sur Legrand au mois de septembre et dans l’hypothèse de dividendes éventuels à retirer de la cotation de Saint-Gobain Conditionnement, la holding notée «BB-» par Standard & Poor’s, continue à saisir les opportunités dans la perspective d’un allégement de sa dette. A l’issue de la cession des titres Legrand, la dette nette atteignait 4,9 milliards d’euros.
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