Wal-Mart et Home Depot relèvent tous deux leurs prévisions de bénéfices
Wal-Mart affiche un repli de 0,9% de ses ventes à surface comparable aux Etats-Unis à fin juillet, sa neuvième baisse trimestrielle d’affilée sur un marché pénalisé par une concurrence accrue et par l’attentisme de sa clientèle. Son chiffre d’affaires consolidé a toutefois progressé de 5,4% à 109,4 milliards de dollars, les ventes à l’international (+16%) et celles de la chaîne Sam’s Club (+9,5%), qui représentent 40% de son activité, ayant compensé l’atonie de son marché domestique.
En hausse de 12,4% à 1,09 dollar, le bénéfice par action est légèrement supérieur aux attentes des analystes, ce qui confirme «la traditionnelle capacité du groupe à rester compétitif en termes de prix», juge Matt Arnold, analyste chez Edward Jones. Le premier distributeur mondial a en outre revu en hausse sa prévision de bénéfice annuel, en tablant désormais sur une fourchette comprise entre 4,41 dollars et 4,51 dollars contre 4,35-4,50 dollars auparavant. Bill Simon, directeur de Wall-Mart USA, a indiqué que le groupe «entendait parvenir à une hausse des ventes à surface comparable d’ici à la fin de l’année».
L’optimisme est plus affirmé pour Home Depot dont l’activité a été stimulée «par un rebond saisonnier des ventes d’équipements de jardin et par des achats liés à la réparation des dégâts consécutifs aux tempêtes». Son bénéfice net trimestriel a atteint 86 cents par action contre 72 cents à fin juillet 2010 et 82 cents anticipé par le consensus. Le chiffre d’affaires consolidé affiche une hausse de 4% à 20,2 milliards de dollars, quatre fois supérieure aux attentes. La croissance globale des ventes à surface comparable s’est élevée à 4,3% et à 3,5% pour les magasins ouverts depuis plus d’un an aux Etats-Unis.
Le leader mondial du bricolage, qui a maintenu sa prévision d’une hausse de 2,5% de ses ventes pour l’ensemble de l’exercice, a relevé sa prévision de résultat «à 2,34 dollars par titre hors futurs rachats d’actions», contre 2,24 dollars précédemment. Le contraste est grand avec son concurrent direct Lowe’s, qui a revu en baisse ses objectifs pour 2011 après avoir publié un bénéfice trimestriel tout juste stable. «Les ventes à magasins comparables de Home Depot croissent désormais bien plus vite que le PIB», commente Gary Balter, analyste de Credit Suisse, en ajoutant que son nouvel objectif implique une progression de l’activité légèrement renforcée.
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