Volvo prévoit un lent redémarrage du marché européen des poids lourds
La baisse de 7% des commandes de Volvo au quatrième trimestre 2011 n’est pas de bon augure pour l’exercice en cours. Ce repli plus important que prévu a atteint 24% d’une année sur l’autre en Europe et 18% en Amérique du Sud, occultant la hausse de 22% observée en Amérique du Nord. Le chiffre d’affaires a néanmoins progressé de 18% à 86,5 milliards de couronnes sur la période. Après avoir profité à plein de la reprise de la demande en 2010 et durant la majeure partie de 2011, les constructeurs européens de poids lourds doivent dans leur ensemble composer avec la crise de la dette souveraine dans la zone euro et les craintes d’un ralentissement de l’activité économique mondiale.
Si le constructeur suédois de poids lourds a publié un bénéfice d’exploitation trimestriel en hausse de 40% à 7 milliards de couronnes suédoises (791 millions d’euros), ce chiffre est 5% en dessous du consensus. La rentabilité de sa principale division de poids lourds est inférieure aux attentes, tandis que son activité d’équipements de construction a subi l’impact défavorable d’une contraction à deux chiffres de la demande sur le marché chinois de la construction à l’automne dernier.
«Nous maintenons notre évaluation selon laquelle le marché de ‘l’Europe des 29' sera d’environ 220.000 poids lourds en 2012. Nous anticipons un démarrage lent de l’année et une amélioration progressive», indique le directeur général Olof Persson qui occupe cette fonction depuis le 1er septembre dernier. Il confirme également sa prévision d’une croissance toujours dynamique pour le marché nord-américain à environ 250.000 poids lourds. Le constructeur suédois pense toutefois que le marché des poids lourds est en cours de stabilisation, quoiqu'à un niveau assez bas, et devrait redémarrer progressivement au cours de l’année.
Il se montre ainsi plus optimiste que son concurrent Scania. Celui-ci a prévenu voici quelques jours qu’il réduirait ses effectifs et le volume de ses investissements, anticipant une demande faible au cours du premier semestre 2012. Volvo «dispose d’un portefeuille diversifié de produits et d’une exposition géographique qui devraient lui permettre de tirer son épingle du jeu sur le marché des poids lourds et de la construction en 2012», estime Morten Imsgard, analyste chez Sydbank. L’action a terminé en hausse de 4,3% à 94,7 couronnes.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois