Volkswagen va serrer certains investissements pour améliorer sa rentabilité

Le groupe prévoit une enveloppe de 84,2 milliards sur cinq ans mais limitera ses dépenses non directement liées au développement des produits
Olivier Pinaud

Toujours porté par l’ambition de devenir le premier producteur mondial d’automobiles, avec plus de 10 millions de véhicules vendus par an, Volkswagen va continuer d’investir massivement au cours des cinq prochaines années. Le conseil de surveillance du groupe allemand a donné son feu vert vendredi à une enveloppe globale d’investissements de 84,2 milliards d’euros jusqu’en 2018, soit un rythme moyen annuel de 16,84 milliards d’euros représentant plus de 7% du chiffre d’affaires annuel. Une proportion trois fois supérieure à celle de PSA Peugeot Citroën mais relativement proche de celle de Renault.

Bien aidé par un accès au marché obligataire nettement plus favorable que celui de ses concurrents européens, Volkswagen compte avec ce programme d’investissements quinquennal accélérer le renouvellement et le développement de sa gamme de véhicules. Plus des deux tiers de ces investissements, soit 41,2 milliards, iront aux voitures et à la technologie, a expliqué le premier constructeur automobile européen.

Le groupe allemand n’échappe pas pour autant aux économies. Les investissements non directement liés aux produits, dans les usines ou les équipements industriels par exemple, diminueront de 500 millions d’euros par an environ, à 12,7 milliards pour la période 2013 à 2015, contre 13,1 milliards dans le programme triennal lancé en 2012. Ces économies proviendront du report de certains projets et de l’optimisation d’outils industriels existants.

S’il a mieux traversé la crise du marché automobile européen que ses principaux concurrents, Volkswagen le doit en partie aux importants rabais consentis sur ses produits pour améliorer ses parts de marché. En plus de taux de changes défavorables, les réductions accordées sur les marchés européens ont provoqué une baisse de 4% du chiffre d’affaires du groupe au troisième trimestre 2013, provoquant une légère érosion de sa rentabilité. Au cours des neuf premiers mois de l’année, la marge opérationnelle de sa division automobile est tombée à 5,6% contre 6% pour la même période de 2012.

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