Volkswagen a accentué le repli du marché automobile français en janvier
Le marché automobile français a poursuivi sa chute le mois dernier. Après avoir cédé 13,9% l’an passé à un plus bas depuis quinze ans (1,9 million d’unités), il a abandonné 15% en janvier à moins de 125.000 véhicules particuliers (pour un nombre égal de 22 jours ouvrables), selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Un niveau inédit depuis seize ans.
Une fois n’est pas coutume, les constructeurs étrangers (-17,4%) ont fait plus piètre figure encore que les français (-12,9%). Une déconvenue en grande partie issue de la dégringolade subie par le numéro un du secteur, Volkswagen (-23,9%), sur fond d’une base de comparaison défavorable, la marque Audi concédant même un recul de 26,1% de ses immatriculations en France le mois dernier. La baisse est cependant généralisée, à l’exception de la marque Lexus (+24,7%) du groupe Toyota (qui limite son repli à 1,2%) et, surtout, de deux marques du groupe sud-coréen Hyundai (Kia +9,7% et Hyundai +41,7%). Au sein de BMW (-11,5%), Rolls Royce concède un recul de 66,7%, écoulant un unique véhicule dans l’hexagone en janvier.
Côté acteurs français, qui accaparent 54,8% du marché (1,3 point de mieux qu’en janvier 2012), Dacia se distingue avec une progression de 9,9% des immatriculations, permettant au groupe Renault de limiter sa baisse à 7,4% (la marque au losange cédant 12,0%), tandis que PSA subit une contraction de 16,7% de ses ventes (Peugeot -16,1%, Citroën -17,4%).
Porte-parole du CCFA, François Roudier souligne une activité particulièrement atone en début du mois écoulé, en raison «en partie» d’un «phénomène de déstockage en décembre». Il concède que les ventes sont pourtant restées faibles sur «les modèles de moyenne taille et sur les petites voitures à grand volume, mis à part pour des nouveautés comme Peugeot 208 ou Renault Clio». Comme en janvier 2012, les modèles de la gamme «économique et inférieure» ont selon le CCFA représenté 53% du marché le mois dernier.
Ces éléments sur un mois seulement n’ont pas de quoi modifier les attentes sur le marché pour l’ensemble de l’année 2013. Le CCFA, qui devrait selon François Roudier préciser ses prévisions «après le premier trimestre», table toujours pour l’exercice en cours sur des volumes «au mieux comparables à ceux de 2012». D’autres observateurs misent sur un repli de 2 à 5%.
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