Vivendi veut multiplier l’activité de GVT par 3,5 d’ici à 2014

Acquis fin 2009, l’opérateur de télécoms est devenu la première source de croissance et de création de valeur potentielle du groupe français
Olivier Pinaud

Plus petit actif de Vivendi, GVT est en train de s’imposer comme la première source de croissance du groupe de communication. Acquis fin 2009, l’opérateur brésilien de télécoms (téléphonie fixe et accès Internet) prévoit de multiplier par 3,5 son chiffre d’affaires entre 2009 et 2014. A cette date, il devrait ainsi dépasser les 6 milliards de reals brésiliens, soit un peu plus de 2,6 milliards d’euros. Le taux de marge brute opérationnelle (Ebitda) franchira le seuil des 40% contre 39% en 2009. Ce niveau ne tient pas compte des résultats de l’activité de télévision payante lancée récemment et qui seront communiqués à part.

Selon les toutes premières données pour 2011, Vivendi s’attend à une croissance de plus de 30% du chiffre d’affaires de GVT en 2011 avec un taux de marge d’Ebitda proche de 40%. Résultat, selon les calculs des analystes d’Exane BNP Paribas, GVT pourrait à lui seul assurer 80% de la croissance des revenus et du bénéfice d’exploitation de tout le groupe Vivendi d’ici à 2012.

Ces prévisions seront détaillées jeudi lors d’une présentation à Londres auprès des analystes financiers mais elles tendent à légitimer un peu plus les 2,8 milliards d’euros déboursés par Vivendi à l’automne 2009 pour s’emparer de GVT. Un prix jugé alors trop élevé, à plus de 20 fois les bénéfices estimés pour 2010, avec le risque de voir la croissance de l’opérateur alternatif ralentir au fur et à mesure de ses prises de parts de marché. En publiant un plan à cinq ans, la direction de Vivendi veut prouver le contraire. Avec 7,8% du marché brésilien de la téléphonie fixe à fin septembre, 50 % de plus qu’un an auparavant, GVT dispose encore d’une marge de progression.

Ensuite, son réseau, plus récent que celui de ses concurrents, lui permet d’offrir des services plus rapides à des prix inférieurs, ce qui lui vaut parfois le surnom de Free (Iliad) brésilien. Du coup, en appliquant le multiple de valorisation historique de l’opérateur alternatif français, GVT vaut près de 5 milliards d’euros, soit quasiment 15 % de l’actif net calculé par Exane BNP Paribas. Ce qui fait de l’opérateur brésilien la première source potentielle de création de valeur de Vivendi.

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