Vivendi s’en sort au troisième trimestre grâce aux jeux vidéo et à GVT
Ceux qui attendaient de Vivendi une clarification sur l’évolution de son périmètre sont restés sur leur faim. A l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, le groupe de télécoms et de divertissement n’a pas souhaité s’avancer sur ce terrain. «Nous savons bien sûr que nous avons fait naître des attentes», a reconnu Philippe Capron, le directeur financier du groupe, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.
«Nous sommes dans une phase de validation et de définition de notre stratégie, nous voulons nous assurer que le conseil d’administration et le management avancent ensemble», a-t-il encore souligné. S’il est demeuré muet sur ses intentions, alors qu’une «mission de réflexion pour le développement des médias et des contenus» est toujours conduite sous la houlette de Bertrand Meheut, le groupe a mis en avant la résistance de ses activités.
Il a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net ajusté de 665 millions d’euros, en repli de 2,9%, là où le consensus Bloomberg tablait sur 598 millions d’euros. Le résultat opérationnel ajusté (Ebita) a diminué dans le même temps de 7,3% à 1,4 milliard d’euros, tandis que les ventes ont reculé de 1,6% à 6,67 milliards d’euros.
Deux pôles ont nettement contribué aux résultats : la division de jeux vidéo Activision Blizzard, qui a relevé sa prévision d’Ebita annuel (à plus de 900 millions d’euros) et l’opérateur brésilien GVT. Le chiffre d’affaires de la société a progressé de 22,5% (à taux de change constant) à 429 millions d’euros. L’administrateur délégué de Telecom Italia, Marco Patuano, a reconnu hier son intérêt pour un éventuel rachat de GVT.
Ces deux moteurs de croissance ont permis de compenser la dégradation des résultats de SFR. Le chiffre d’affaires s’est contracté de 8,9% à 2,7 milliards d’euros, tandis que l’Ebitda a chuté de 16,6% à 537 millions d’euros. Sans surprise, le groupe évoque «l’impact progressif sur sa base d’abonnés des baisses de prix liées au contexte concurrentiel et des différentes diminutions de tarifs imposées par les régulateurs». Il a toutefois regagné 40.000 clients dans le mobile au troisième trimestre. Ce tableau contrasté permet au groupe de relever son objectif d’Ebita pour 2012. Il vise désormais un résultat de 2,7 milliards d’euros, contre 2,5 milliards auparavant.
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