Vivendi accroît sa flexibilité financière après l’acquisition de SFR

Le nouveau crédit syndiqué revolving de 5 milliards d’euros a été négocié à des conditions très favorables pour le groupe de communications
Yves-Marc Le Réour
Photo: Antoniol/Bloomberg
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Vivendi a annoncé avoir mis en place auprès d’un syndicat de 15 banques françaises et étrangères une ligne de crédit totalisant 5 milliards d’euros lui permettant de rallonger la maturité de sa dette. Structuré en trois tranches, ce financement contribuera également à «accroître sa sécurité financière», après l’annonce début avril du rachat à Vodafone des 44% non encore détenus au capital de SFR pour près de 8 milliards d’euros.

Cette facilité de crédit revolving est destinée aux besoins généraux de l’entreprise. La tranche A du crédit syndiqué est constituée d’un prêt de 1,5 milliard d’euros venant à expiration fin 2012, tandis que la tranche B comprend un prêt de montant similaire à maturité avril 2014. Complétant ces nouvelles lignes, la tranche C d’une durée de 5 ans, qui porte sur 2 milliards d’euros, vient «en substitution d’un précédent crédit syndiqué de même montant qui venait à échéance en avril 2012», précise le leader mondial des jeux vidéo et de la musique.

Soulignant que la demande avait été importante de la part des banques, des sources proches du dossier indiquent que d’autres établissements pourraient rejoindre le tour de table lors d’une répartition à venir des rôles entre les différents membres du syndicat. Vivendi n’a pas communiqué sur la marge bancaire obtenue lors de cette opération. Selon Thomson Reuters LPC, cette marge aurait été fixée à seulement «35 points de base au-dessus de l’Euribor» pour les lignes A et B, un niveau «agressif» qui confirme un rapport de force favorable à l’émetteur. La tranche C aurait pour sa part été négociée à 55 points de base au-dessus du taux de référence.

Suite à cette opération et postérieurement à la prise de contrôle totale de SFR, Vivendi aura accès, «pour faire face à tout imprévu», à «au moins 2 milliards d’euros de lignes bancaires non tirées». Le groupe avait déclaré début avril qu’il disposait de liquidités totalisant 9,1 milliards d’euros, dont 3,2 milliards de trésorerie auxquels s’ajoutaient 5,9 milliards de lignes de crédit non tirées. L’endettement net devrait s’élever à 13,5 milliards d’euros à fin décembre 2011, contre 3,9 milliards un an plus tôt. Un niveau qui ne devrait cependant pas compromettre sa note de crédit corporate (BBB chez S&P et Baa2 chez Moody’s). L’action Vivendi a clôturé en repli de 2,3% à 19,8 euros hier, une baisse similaire à celle de l’indice CAC 40.

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