Verizon et Vodafone ont fini par surmonter leurs divergences
L’opérateur américain finance la prise de contrôle total de Verizon Wireless en titres et en numéraire, avec le soutien de quatre banques
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Antoine Duroyon
Les 45% que Vodafone détient dans Verizon Wireless changent de mains moyennant un total de 130 milliards de dollars. Le montage financier conclu entre Verizon et le groupe britannique se décompose de la manière suivante : 58,9 milliards de dollars en numéraire, 60,2 milliards en actions Verizon, 5 milliards en titres d’emprunt, 3,5 milliards sous la forme d’un intérêt minoritaire de 23% détenu par Verizon dans Vodafone Italie (Omnitel) et 2,5 milliards de dollars de reprise de passif lié à la filiale américaine.
Réunir 60 milliards de dollars de dette ne devrait pas être un problème pour Verizon. Les quatres banques (JPMorgan, Bank of America, Barclays et Morgan Stanley) qui assistent le groupe fourniront un crédit-relais en attendant qu’un financement plus permanent soit trouvé dans les 12 à 18 prochains mois. Selon le Wall Street Journal, jusqu'à 50 milliards de dollars pourraient passer par des obligations. Une émission corporate en dollar d’au moins 20 milliards de dollars devrait être lancée, soit davantage que les 17 milliards d’Apple en avril. La part en titres comporte un «collar» qui fixe le plancher à 47 dollars et le prix maximal à 51 dollars pour les actions qui seront émises à la clôture de la transaction.
Chacun des deux groupes a défendu hier soir les mérites de l’opération. Verizon s’attend à ce qu’elle ait un impact positif d’environ 10% sur le bénéfice par action dès sa conclusion, sans prendre en compte les éléments exceptionnels. Quant à Vodafone, il entend choyer ses actionnaires en redistribuant 84 milliards de dollars, soit 71% du montant net dégagé de la vente.
Les conseillers sont également à la fête. Goldman Sachs et UBS ont conseillé Vodafone. Fidèle, Verizon a choisi de s’entourer de professionnels qui l’avaient déjà épaulé lors de précédentes discussions en 2004 : Guggenheim Partners, qui compte d’anciens banquiers de Bear Stearns (Alan Schwartz, Andrew Decker et James Ferency), ainsi que Paul Taubman, une ex-pointure de Morgan Stanley qui travaille désormais à son compte. Selon Bloomberg, l’opération devrait propulser Guggenheim Partners de la quarante-deuxième à la neuvième place dans les classements mondiaux des conseils en M&A. Freeman & Co évalue entre 200 et 250 millions de dollars le total des commissions que se partageront les banques.
Le Wall Street Journal raconte l’histoire de Joe O’Donnell qui a affiné ses compétences en analyse boursière au cours d’une carrière de 13 ans dans les hedge funds, en exploitant états financiers, dépôts de titres et autres données à la recherche de signaux cachés. Il y a trois ans, il a lancé une startup, Canary Data, qui cherche à rendre obsolète une grande partie de ce qu’il faisait dans son ancien emploi.
Les gestionnaires d’actifs mondiaux qui se sont lancés en solo en Chine après que Pékin a assoupli les règles de participation au capital n’ont capté que 0,1 % du marché en cinq ans, rapporte le Financial Times, citant des données de Z-Ben Advisors. BlackRock, Fidelity, Neuberger, Allianz, AllianceBernstein et Schroders ont tous établi des sociétés de fonds détenues à 100 % après que la Chine a ouvert son secteur en 2020, investissant un total d’environ 800 millions de dollars. Mais ils ont attiré seulement 5 milliards de dollars (34 milliards de renminbi) sur les 36.500 milliards d’actifs que représente le marché à la fin du premier trimestre. Sur les six sociétés détenues à 100 % lancées depuis que la Chine a assoupli ses règles, Neuberger détient plus de 14 milliards de renminbi, BlackRock 11 milliards et Fidelity International 4 milliards de renminibi. Les trois autres ont des montants bien plus faibles, selon Z-Ben.
L’Indonesia Investment Authority (INA), le premier fonds souverain d’Indonésie, veut renforcer ses investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA) afin de profiter du boom mondial de l’investissement dans ce secteur.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Diplomate et ex-ambassadeur aux Etats-Unis, puis au Royaume-Uni, Wolfgang Ischinger préside la Conférence de la sécurité de Munich, rendez-vous incontournable des praticiens des relations internationales
Lundi 1er juin, Washington a annoncé avoir mené dans le week-end des tirs contre des systèmes de radar et de contrôle de drones dans le sud de l'Iran. De son côté, Téhéran dit avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine