Veolia prépare un nouveau plan stratégique pour 2016-2018
Veolia Environnement ne compte pas s’arrêter en chemin. Après avoir gardé le cap du recentrage et s’être maintenu en place malgré des mois de tensions avec une partie de son conseil, le PDG du groupe de services aux collectivités, Antoine Frérot, dont le mandat d’administrateur a été renouvelé en avril dernier, prépare un nouveau plan stratégique. «En 2015, nous allons non seulement finir et parachever le plan de transformation engagé en 2012 mais aussi concevoir un nouveau plan pour les trois années qui suivent», a-t-il indiqué à Reuters.
A compter de 2015, Veolia a déjà annoncé depuis longtemps qu’il table sur une croissance organique annuelle de son chiffre d’affaires de plus de 3% en rythme de croisière, et sur une hausse annuelle de plus de 5% de sa capacité d’autofinancement opérationnelle, tandis que le ratio de levier devrait évoluer autour de trois fois. Les réductions de coûts devraient atteindre en fin d’année 750 millions d’euros en cumulé depuis début 2012.
Le plan 2016-2018 précisera «tant nos objectifs d’efficacité […] que nos objectifs de développement et de croissance. Ces derniers seront essentiellement basés sur la croissance organique», ajoute Antoine Frérot, fermant clairement la porte à une acquisition d’envergure, après l’échec de son projet de rapprochement avec Suez Environnement début 2013. Toutefois des petites opérations pour acheter des technologies complémentaires ne sont pas exclues. Le futur programme d’économies concernera davantage l’efficacité opérationnelle des installations du groupe et les achats, que les structures, sur lesquelles l’accent a été mis ces dernières années.
Dans un environnement économique atone, les deux géants français des services aux collectivités, Veolia et Suez Environnement, doivent continuer à réduire leurs coûts pour améliorer leurs marges, tout en investissant pour gagner des parts de marché ou utiliser leurs réserves financières pour faire des acquisitions, note Citi. Selon ces analystes, Suez Environnement dispose de ces trois leviers.
Citi, qui tablait déjà sur une seconde vague de réduction de coûts chez Veolia et d’augmentation des investissements chez Suez Environnement, juge le risque d’exécution plus élevé chez Veolia. Citi reste neutre sur Veolia, tout en relevant son objectif de cours de 13 à 15 euros. L’action clôturait hier à 14,50 euros (+1,86%).
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