Veolia optimise sa trésorerie en rachetant sa dette obligataire
Veolia multiplie les opérations de rachats de dette. Le groupe de services aux collectivités a lancé la semaine dernière des offres de rachats sur deux tranches en euros, qui s’achèvent demain. L’opération porte sur deux lignes: des titres d’échéance février 2016 portant un coupon de 4% et d’un montant nominal de 900 millions d’euros, et des obligations d’échéance janvier 2017 assorties d’un taux d’intérêt de 4,375%, dont le montant en circulation atteint un milliard d’euros pour 1,14 milliard émis.
Le groupe avait également annoncé fin novembre une offre similaire, limitée à 200 millions de dollars maximum, sur des titres en dollars d’un nominal de 700 millions arrivant à échéance en 2018 et portant un coupon de 6%. Objectif: «optimiser l’utilisation du cash de l’entreprise et réduire sa dette en dollars après la vente de ses activités de déchets solides aux Etats-Unis», explique Veolia dans sa note d’opération. La transaction, qui court jusqu’à fin décembre, présente une particularité: les investisseurs sont incités à répondre à l’offre avant demain après-midi pour bénéficier d’un bonus de 30 dollars pour 1.000 dollars de nominal apportés. Ceux qui répondront après cette date ne pourront en profiter.
Veolia Environnement a annoncé le 21 novembre la finalisation de la vente de ses activités déchets solides aux Etats-Unis au groupe ADS Waste Holdings pour un montant total représentant une valeur d’entreprise de 1,9 milliard de dollars (environ 1,49 milliard d’euros). Cette cession réduit la dette nette du groupe d’environ 1.840 millions de dollars (environ 1.440 millions), contribuant au programme de cessions d’actifs de 5 milliards promis pour 2012-2013.
Les offres sur les tranches en euros, elles, correspondent davantage à une optimisation de la trésorerie. La faiblesse des taux monétaires, avec un Eonia à 0,07% et un Euribor 3 mois à 0,187%, rend dérisoire la rémunération des liquidités excédentaires des entreprises.
Celles-ci peuvent donc préférer racheter une partie de leur dette obligataire émise à des coupons plus élevés. De nombreuses entreprises françaises ont mené des opérations de rachat ou d’échange de dette depuis 2010 en raison de la baisse des taux.
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