Veolia met les bouchées doubles dans le désendettement pour se donner plus de souffle
En avance sur ses objectifs de désendettement et de réductions de coûts, Veolia relève ses ambitions pour les prochaines années. Après avoir réduit de 3,4 milliards d’euros son endettement financier net à 11,3 milliards en un an, au lieu des deux ans prévus initialement, le groupe de services aux collectivités vise une dette nette comprise entre 8 et 9 milliards en fin d’année. Son ratio d’endettement (dette financière nette sur capacité d’autofinancement et remboursement des actifs financiers opérationnels) devrait ainsi tomber autour de 3 fin 2014, contre 3,26 fin 2012 et 3,88 fin 2011.
Parallèlement, l’objectif de cession d’actifs sur 2012-2013 est relevé de 5 à 6 milliards d’euros, y compris le remboursement de prêts des coentreprises, lié aux cessions. L’an dernier, le groupe a réalisé 3,7 milliards d’euros de cessions d’actifs (dont les déchets solides aux Etats-Unis et l’eau régulée au Royaume-Uni) et bénéficié de 1,4 milliard d’euros de désendettement lié à la mise en équivalence de l’eau à Berlin. Par ailleurs, si les économies de coûts nettes n’ont représenté l’an dernier que 60 millions d’euros, pour un objectif de 20 millions sur le résultat opérationnel, sur 2012-2013, Veolia relève son objectif de 120 à 170 millions. A l’horizon 2015, le groupe espère dégager de 420 à 470 millions d’euros d'économies.
«Notre groupe dégage désormais des ressources propres pour son repositionnement sur les marchés en croissance», s’est félicité Antoine Frérot, le PDG du groupe. Après avoir enregistré en 2012 un flux de trésorerie disponible de 89 millions d’euros avant cessions financières nettes, Veolia vise de nouveau un chiffre positif en 2013. En retrouvant cette liberté de financement, Veolia espère donner un nouveau souffle à son chiffre d’affaires.
Après 2013, le groupe mise sur une croissance organique de plus de 3%, et de plus de 5% de sa capacité d’autofinancement opérationnelle (Ebitda). Le groupe n’y est pas encore. L’an dernier la croissance à périmètre et changes constants des ventes s’est limitée à 1,5% à 29,4 milliards d’euros, tandis que l’Ebitda reculait de 6,2% à changes constants à 2,7 milliards.
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