Veolia Environnement augmente discrètement son capital
En proposant de payer en actions son dividende 2012, d’un montant unitaire de 0,7 euro, Veolia Environnement a fait coup double. L’option a été plébiscitée par ses actionnaires: 64,86 % des droits ont été exercés en faveur d’un paiement en actions.
Résultat, le groupe de services à l’environnement (eau, déchets, énergie) va limiter à 127,5 millions d’euros sa sortie de cash, alors qu’elle aurait été de 362 millions d’euros en cas de paiement intégral en numéraire. Veolia Environnement a également profité de cette opération pour renforcer ses fonds propres d’un montant de 227,9 millions d’euros.
Le paiement en actions va entraîner l’émission de 26,78 millions de nouveaux titres, soit une augmentation de capital d’environ 4,88% (5,01% des droits de vote). Ces actions seront livrées aujourd’hui. «Le prix de l’action nouvelle remise en paiement du dividende a été fixé à 8,51 euros, correspondant à 90% de la moyenne des premiers cours cotés sur Nyse Euronext lors des vingt séances de Bourse précédant le jour de l’assemblée générale diminuée du montant du dividende», précise le groupe. Retraitée du dividende, l’action Veolia Environnement cotait hier 8,61 euros.
L’option du paiement en actions n’est pas nouvelle pour Veolia Environnement. Elle est proposée depuis 2009. L’an dernier, le groupe avait déjà levé par cette voie 382 millions d’euros, après 401 millions cumulés sur 2009 et 2010. Au total, en quatre ans, le groupe aura augmenté ses fonds propres d’un peu plus d’un milliard d’euros.
Veolia Environnement n’est pas le seul à proposer le paiement de son dividende en actions. L’option est d’ailleurs relativement courante, essentiellement en période de tensions sur les cash-flows. L’année passée, GDF Suez avait levé de la même façon 1,1 milliard d’euros de fonds propres. Vivendi l’avait également employée pour renforcer son capital de 904 millions d’euros.
Mais cette option n’est pas du goût de tous les actionnaires. Ceux choisissant le paiement en numéraire se trouvent en effet mécaniquement dilués par l’émission des nouvelles actions attribuées aux autres actionnaires, le programme de rachats d’actions mis en place par la société ne suffisant pas nécessairement à compenser l’effet dilutif.
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