Veolia cède ses déchets solides aux Etats-Unis au-delà des attentes
Veolia Environnement a tenu son calendrier! Le groupe de services aux collectivités vient d’annoncer la cession de son activité de déchets solides aux Etats-Unis au fonds d’infrastructure américain Highstar Capital, conseillé par Deutsche Bank et Macquarie, pour une valeur d’entreprise de 1,91 milliard de dollars (1,55 milliard d’euros).
«Une excellente nouvelle tant en termes stratégiques que de valorisation», se félicite Natixis. Si en fin de semaine dernière, les rumeurs de marché évoquaient un prix de 2 milliards de dollars (1,63 milliard d’euros), les analystes misaient plutôt sur une fourchette de 1 à 1,2 milliard d’euros.
L’opération se réalise sur un ratio valeur d’entreprise sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 9,8, compte tenu des 157 millions d’euros d’Ebitda dégagés l’an dernier, bien au-dessus du multiple de 7 anticipé par le marché.
Cette cession conduira à un désendettement net du groupe de 1,82 milliard de dollars (1,49 milliard d’euros). Un montant qui s’ajoute au 1,45 milliard d’euros de désendettement permis par la cession de l’eau régulée au Royaume-Uni la semaine dernière. «Le groupe semble en bonne voie pour fournir une bonne surprise au regard de son objectif de dette nette inférieure à 12 milliards d’euros fin 2013, contre 14,7 milliards fin 2011, note Bryan Garnier. Sur la base de ces cessions, elle pourrait être beaucoup plus proche de 11 milliards.»
Le succès de ces deux cessions à des prix supérieurs aux attentes, malgré un contexte économique difficile «devrait aider les investisseurs à donner du crédit à l'équipe de gestion pour exécuter son programme», ajoute Bryan Garnier. L’action Veolia rebondissait hier de 1,40% à 9,35 euros, mais elle perd toujours près 50% sur un an.
Veolia a désormais signé 60% de son programme de cessions de 5 milliards d’euros sur 2012-2013. «La première étape du plan de transformation est en bonne voie en dépit de la saga Transdev, tandis qu’une bonne surprise pourrait provenir d’Allemagne avec une possible sortie du contrat d’eau de Berlin, et pourrait conduire à une réduction supplémentaire de 2 milliards d’euros de la dette nette», note CA Cheuvreux. En effet, depuis la décision de l’autorité fédérale de la concurrence de baisser le prix de l’eau potable à Berlin avant la fin 2013, Veolia étudie les conséquences de la mise en œuvre de cette décision, qui fait actuellement l’objet d’un appel en justice.
Plus d'articles du même thème
-
L'activité industrielle résiste en zone euro grâce à la constitution de stocks
L'indice PMI du secteur manufacturier traduit une expansion au mois d'avril par rapport à mars dans la zone, mais il est largement porté par des achats par anticipation en raison de la guerre au Moyen-Orient. -
PARTENARIATLes ETF Covered Call : le levier revenu face à des conditions de marché en constante évolution.
Depuis 2013, Global X ETFs fait figure de pionnier sur le marché des ETF en proposant des stratégies covered call. -
Laurent Jacquier (DGCCRF) : « Nous effectuons en moyenne 800 contrôles par an »
Ce mois-ci, Laurent Jacquier, chef du bureau « Commerce et relations commerciales » au sein de la DGCCRF, dévoile les coulisses des contrôles des entreprises sur le sujet des délais de paiement.
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
Contenu de nos partenaires
-
Un seul être vous manque...Partir ou rester ? Les députés dans le dilemme de l'après-Macron
A un an de la prochaine présidentielle, et donc d'une nouvelle dissolution, les élus macronistes sont en pleine réflexion quant à la suite, tiraillés pour beaucoup entre le manque d'envie et la nécessité de lutter contre le RN -
IdentitésL'usage de « l'Algérie » – par Hakim El Karoui
L'Algérie sert. Elle sert à désigner un ennemi, à nommer une menace, à organiser les Français en deux camps irréconciliables -
Ecce ecoAnnulation de vols : ce n’est pas une question de pénurie de kérosène – par Emanuel Combe
Ce qui cloue aujourd’hui une (petite) partie des avions au sol, ce n’est pas le manque de kérozène, c’est la chute de rentabilité sur certaines lignes