Veolia accélère ses réductions de coûts pour faire face à la crise

Le groupe est de nouveau sanctionné en Bourse (-11,6%) après avoir décu sur sa rentabilité, affectée par une nouvelle charge en Italie
Bruno de Roulhac

Face à la détérioration de l’environnement économique, Veolia amplifie son programme de réductions de coûts. Le groupe de services aux collectivités gèlera 500 millions d’euros d’investissements sur 2012-2013 et accélérera ses réductions de coûts bruts de 50 millions d’euros supplémentaires entre 2013 et 2015 pour atteindre 270 millions (170 millions en net) l’an prochain et 500 millions (470 millions en net) en 2015.

Pour 2012, Veolia vise 109 millions d’euros d’économies en brut (58 millions en net), dont 59 millions (34 millions en net) ont déjà été engrangés au premier semestre. L’impact positif sur le résultat opérationnel courant sera de 50 millions sur l’exercice, dont 27 millions au premier semestre.

Une nécessité alors que Veolia souligne le ralentissement des activités eau et propreté au deuxième trimestre. Sur les marchés matures, le groupe pâtit de conditions de régulation plus strictes dans l’énergie et de pression sur les prix à l’occasion des renouvellements en France.

L’annonce de ces nouvelles mesures n’a pas suffi à soutenir le titre, en chute de 11,6% à 8,15 euros, les résultats semestriels ayant déçu les analystes. La capacité d’autofinancement opérationnelle (Ebitda) a fondu de 9,6% à 1,38 milliard, alors que le consensus espérait 1,46 milliard, en raison de la pression des marges sur l’eau (Ebitda en recul de 9,4%) lors des renouvellements de contrat, et d’une dépréciation de créances de 89 millions sur Dalkia Italie, la situation du pays rendant «impossible la poursuite normale du programme de cessions de créances», explique le groupe.

En revanche, le résultat net repasse en territoire positif à 153 millions d’euros, soutenu par la plus-value nette de 234 millions de la cession de l’eau régulée au Royaume-Uni.

La cession de Transdev, elle, pourrait attendre 2013. Il pourrait «y avoir des solutions à deux avec la CDC, mais aussi des solutions avec des tiers qui viendraient compléter le dispositif, a précisé Antoine Frérot, PDG de Veolia. Nous avons des discussions dans les deux voies, mais je ne dévoilerai pas le nom des nouveaux partenaires avec lesquels nous travaillons.» Veolia précise que 29 processus de cessions dans 22 pays sont en cours pour un chiffre d’affaires global de 2,5 milliards d’euros, «pour un prix de cession possible entre 1,5 et 1,8 milliard d’euros, soit un multiple valeur d’entreprise sur Ebitda entre 7 et 8 fois», note Oddo.

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