Vallourec réussit son entrée sur le marché obligataire
Après la foncière Unibail-Rodamco mardi, qui a vu son émission obligataire de 500 millions d’euros à échéance 2017 sursouscrite trois fois, Vallourec lui a emboîté le pas hier. Une première sur le marché obligataire européen pour le spécialiste des solutions tubulaires premium, qui a été assisté par BNP Paribas, CA CIB, JPMorgan Securities, Natixis et SG CIB.
Le groupe a placé 650 millions d’euros à échéance février 2017, avec un coupon annuel de 4,25%, à 240 points de base (pb) au-dessus des taux mid-swaps. Le spread ressort dans le bas d’une fourchette comprise entre 240 pb et 245 pb, elle-même resserrée par rapport à un niveau initial à 250 pb. L’émetteur a pu tirer profit de l’engouement des investisseurs, le livre d’ordres définitif atteignant 3,4 milliards d’euros.
Le groupe récolte les fruits d’un road-show européen organisé en novembre. Outre la «fraîcheur» de l’émetteur, les acteurs du marché ont été attirés par une bonne catégorie de rating. Depuis le mois dernier, Vallourec est noté «BBB+/A-2» par Standard & Poor’s, avec une perspective stable. Lors de l’attribution de cette note, l’agence avait notamment souligné que le groupe produisait 80% de ses besoins en acier, ce qui soutient sa forte rentabilité.
«Cette émission sera utilisée pour les besoins de financement généraux du groupe et permettra à Vallourec d’augmenter sa flexibilité financière, d’allonger la durée moyenne de son endettement et de diversifier ses ressources financières», a indiqué le fabricant dans un communiqué.
En début d’année, Vallourec avait déjà signé une ligne de crédit renouvelable multi-devises d’un montant de 1 milliard d’euros à échéance février 2016. L’opération était notamment destinée à refinancer partiellement des lignes de crédit existantes venant à échéance en mars 2012 et avril 2013. Au 30 septembre, le groupe disposait de lignes de crédit non tirées pour un montant de 1,3 milliard d’euros, incluant la facilité de crédit revolving.
Le groupe, qui estime ainsi être «solide» en termes de liquidités, dit avoir voulu profiter d’une fenêtre favorable pour accéder au marché. Il pourrait être imité prochainement par d’autres, nombreux étant les émetteurs à regarder le marché obligataire à l’heure actuelle.
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