Vallourec a déjà ramené sa dette nette à zéro
Vallourec bondit en Bourse mercredi, alors que le fabricant de tubes sans soudure compte verser cette année son premier dividende depuis une décennie après avoir réduit sa dette nette à zéro à la fin 2024, avec un an d’avance sur son calendrier.
Vers 10h45, l’action Vallourec grimpait de 5,6%, et a terminé la séance par un bond de 7,2% à 18,24 euros. Elle gagne désormais 30% en un an et plus de 90% en trois ans. Les annonces du groupe ont été qualifiées de positives par les analystes de TP Icap Midcap. Cette publication «renforce notre conviction sur le titre», ont ajouté ces analystes, dont la recommandation «achat» est assortie d’un objectif de cours de 21 euros.
«Sur la base des estimations préliminaires de clôture, Vallourec a réduit sa dette nette d’un peu plus de 240 millions d’euros au quatrième trimestre 2024", ce qui représente le neuvième trimestre consécutif de désendettement, a indiqué le groupe dans un communiqué. A la fin septembre, la dette nette de Vallourec s’inscrivait à 240 millions d’euros.
«Depuis le troisième trimestre 2022, nous avons réduit notre dette nette de plus de 1,5 milliard d’euros, entièrement refinancé notre dette et nos facilités de crédit, et annoncé la fin de notre plan de sauvegarde», lancé en 2021, a commenté le PDG de Vallourec, Philippe Guillemot, cité dans le communiqué.
«Grâce à l’assainissement majeur de notre bilan, à nos progrès opérationnels significatifs et constants, y compris l’optimisation de notre empreinte industrielle, et notre positionnement produits et services à forte valeur ajoutée, Vallourec est désormais résilient face aux crises éventuelles», a ajouté le dirigeant.
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Retour du dividende
«Nous sommes à présent prêts à mettre en œuvre notre objectif annoncé d’un retour aux actionnaires, avec le versement, en 2025, du premier dividende depuis une décennie», a indiqué Philippe Guillemot.
En effet, «80% à 100% des flux de trésorerie générés au second semestre 2024 seront éligibles à un retour aux actionnaires», a précisé Vallourec.
Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre en novembre dernier, Vallourec avait indiqué qu’il prévoyait d’annoncer lors de la communication de ses résultats annuels une proposition de dividende à soumettre au vote de l’assemblée générale annuelle en 2025.
Le groupe a en outre expliqué que les flux de trésorerie du quatrième trimestre avaient bénéficié de l’encaissement de 155 millions d’euros provenant de la cession de la majeure partie du site de Rath en Allemagne, et de dépenses d’investissement ainsi que de besoins en fonds de roulement moins élevés qu’annoncé précédemment.
Par ailleurs, Vallourec a confirmé son objectif, pour 2024, d’un résultat brut d’exploitation (RBE) compris entre 800 millions et 850 millions d’euros. Selon un consensus compilé par FactSet, les analystes s’attendent en moyenne à un RBE de 824 millions d’euros.
Le groupe publiera ses résultats pour le quatrième trimestre 2024 ainsi que pour l’ensemble de l’exercice le 27 février prochain.
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Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse