Un an après, Edenred est le grand gagnant de la scission d’Accor
Un peu plus d’un an après sa scission du groupe Accor, Edenred et les actionnaires toujours présents au capital du numéro un mondial des titres-restaurants apparaissent comme les grands gagnants de l’opération. Mise en Bourse le 2 juillet 2010, à un cours de référence de 11,4 euros, l’action Edenred valait hier 17,4 euros, soit une progression de 57% en 14 mois. Sa capitalisation a gagné plus de 1,4 milliard d’euros pour monter à 4,04 milliards. Dans le même temps, celle d’Accor a stagné à 5,38 milliards. Et pourtant, depuis l’an dernier, les performances opérationnelles et financières du groupe hôtelier se sont améliorées (L’Agefi Quotidien du 25 août), dans des proportions plus importantes que celles d’Edenred.
Le groupe de services aux entreprises a profité de plusieurs éléments favorables. D’une part, un modèle économique fortement générateur de cash. Au premier semestre 2011, Edenred a dégagé une marge brute d’autofinancement de 119 millions d’euros, soit un quart de son chiffre d’affaires. Le taux de transformation des revenus d’Accor en marge brute d’autofinancement s’élevait à la même époque à 11%. D’autre part, le groupe de titres-restaurants est beaucoup plus implanté dans les pays émergents, où il a augmenté ses revenus de 11% au premier semestre. Ensuite, compte tenu de son modèle économe en capitaux, Edenred pourrait dans les prochains mois accroître son taux de redistribution des bénéfices. Enfin, et c’est le résultat de toutes ces qualités, l’action Edenred fait régulièrement l’objet de rumeur d’OPA, notamment de la part d’un fonds d’investissement.
Si la scission d’Edenred n’a pas contribué à revaloriser Accor, elle a en revanche profité aux actionnaires du groupe hôtelier qui ont conservé leurs titres. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a cédé ses 6,8% quelques semaines après la scission au cours de 15,39 euros pièce, passant à côté d’environ 50 millions d’euros. South Eastern Asset Management a lui attendu un an pour vendre son bloc de 8% à 20,30 euros par action. Le duo Colony Capital-Eurazeo, à la tête de 27,38% du capital d’Edenred, n’a toujours pas vendu de titres depuis la scission alors qu’une partie de sa participation (5,9%) n’est pas concernée par l’accord de conservation ouvert jusqu’en janvier 2012. Au cours actuel, le bloc de 27,38% vaut un peu plus de 1,1 milliard d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages. -
Roquette émet une obligation hybride de 600 millions d'euros
Les produits nets de l'émission des obligations seront utilisés pour des besoins courants d’entreprise.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat