Twitter fait profil bas pour sa future introduction en Bourse
Après avoir longtemps privilégié le statut de société non cotée, Twitter a finalement officialisé sa volonté de s’introduire en Bourse aux Etats-Unis. «Nous avons soumis de façon confidentielle un formulaire S-1 à la SEC», le gendarme boursier américain, a annoncé vendredi le site de microblogging par l’intermédiaire de son compte officiel. Cette procédure de mise en Bourse, qui découle de la loi ‘Jumpstart Our Business Startups’ (Jobs Act) adoptée en avril 2012, dispense les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à un milliard de dollars de publier des informations financières jusqu'à 21 jours avant le début des présentations effectuées auprès des investisseurs.
Créé voici sept ans, Twitter devrait ainsi «être en mesure d’abaisser les attentes du marché, en adoptant une stratégie de mise à prix différente de celle de Facebook», estime David Pakman, associé de la société de capital-risque Venrock à New York. L’objectif est d’éviter les déboires du leader mondial des réseaux sociaux, qui a dû attendre plus d’un an avant de voir son cours de Bourse retrouver le niveau de 38 dollars correspondant au prix d’introduction de mai 2012.
Revendiquant «plus de 200 millions d’utilisateurs réguliers», Twitter afficherait cette année grâce à ses recettes publicitaires un chiffre d’affaires de 583 millions de dollars et de 950 millions en 2014, selon la plate-forme EMarketer. Ayant déjà levé plus d’un milliard de dollars lors de tours de table privés, il a été évalué le mois dernier à 10,5 milliards de dollars par GSV Capital, l’un de ses investisseurs, contre une valorisation initiale de 104 milliards pour Facebook. Afin de renforcer sa capacité à monétiser son site, Twitter a annoncé la semaine dernière le rachat d’une société de publicité sur appareils mobiles nommée MoPub. Le montant non dévoilé de cette transaction atteindrait 350 millions de dollars, selon le site Techcrunch.
Les grandes banques de Wall Street devraient rivaliser pour participer à cette IPO. En supposant que Twitter mette sur le marché 10% de ses titres, soit environ un milliard de dollars, le syndicat de placement pourrait se partager entre 40 et 50 millions de dollars de commissions, a calculé le cabinet de conseil Freeman & Co. Des sources proches du dossier ont par ailleurs indiqué que Goldman Sachs aurait décroché le mandat de chef de file de l’opération.
Plus d'articles du même thème
-
CaixaBank étudierait le rachat de Cetelem en Espagne
La banque espagnole, ambitieuse dans le marché à la consommation, s'intéresse aux 3,5 millions de clients de BNP Personal Finance en Espagne. -
Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Une poignée de plateformes pionnières du secteur des cryptoactifs ont annoncé arrêter leurs activités en juillet. En cause : le règlement MiCA, la morosité du marché, et l'arrivée de nouveaux concurrents issus de la finance traditionnelle. -
Lazard AM embauche deux dirigeants pour accélérer son plan 2030
Lazard AM mise sur deux vétérans du secteur pour dynamiser sa croissance et affirmer sa stratégie produit à l’horizon 2030.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
RiposteDevoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision du tribunal judiciaire de Paris
Le groupe pétrolier s'oppose à l'injonction, par le Tribunal judiciaire de Paris, à un devoir de vigilance élargi. La position de TotalEnergies ne s’éloigne pas tant de celle du ministère public. -
Les feux en Gironde aux portes de sites militaires très sensibles
Les autorités ont renforcé le dispositif de protection de plusieurs emprises jouant un rôle essentiel dans la dissuasion nucléaire française -
DivorceLa droite radicale européenne sous la menace des déchirements en Pologne
Les troupes de Giorgia Meloni subiront-elles le contrecoup de la spectaculaire scission du parti Droit et Justice (PiS) en Pologne ? La formation ultraconservatrice, qui a régné de 2015 à 2023, devrait acter ce mardi le départ d’une quarantaine de députés, emmenés par l’ex-Premier ministre Mateusz Morawiecki.