Transdev veut diviser sa dette par trois d’ici à la fin 2015

Le groupe va céder ses activités dans dix pays, pesant 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. La rentabilité progressera de 30% en trois ans
Bruno de Roulhac

Cent jours après avoir pris la tête de Veolia Transdev, Jean-Marc Janaillac dresse sa feuille de route pour les trois années à venir. Signe de ce nouveau départ, le groupe redeviendra «Transdev», ne gardant que la couleur rouge de Veolia… moins de quatre ans après l’entrée de Veolia Environnement au capital de la société de transport public.

L’urgence du redressement se lit dans les résultats 2012 de Veolia Transdev: une perte nette de 380 millions d’euros (320 millions d’euros de dépréciations d’actifs et 60 millions de perte opérationnelle), pour une hausse de 2,3% du chiffre d’affaires à 8,3 milliards (7,6 milliards hors activités en cours de cession). L’endettement atteint 1,9 milliard d’euros, soit 5,4 fois la capacité d’autofinancement opérationnelle (Cafop). Sans compter les échecs commerciaux de l’an dernier avec un taux de rétention de seulement 45%, soit une perte de 550 millions d’euros de chiffre d’affaires, compensée partiellement par 170 millions d’euros de nouveaux contrats.

Aussi, le nouveau PDG veut aller vite. D’une part l’augmentation de capital de 800 millions d’euros par conversion des prêts d’actionnaires (520 millions souscrits par la CDC et 280 millions par Veolia) qui doit être finalisée avant la fin du semestre, et d’autre part un vaste programme de cessions permettront le désendettement du groupe. La dette devra être divisée par trois d’ici à la fin 2015, et le ratio d’endettement être inférieur à 2 fois la Cafop.

Transdev va se recentrer sur 17 pays (France, Pays-Bas, Amérique du Nord, Europe du Sud et Asie-Australie), contre 27 actuellement. Après la vente des actifs en Europe de l’Est pour 500 millions d’euros (257 millions de chiffre d’affaires), Transdev va céder ses activités en Allemagne, Suède, Finlande, Belgique et celles de Veolia aux Pays-Bas, pesant 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Jean-Marc Janaillac espère avoir trouvé des acheteurs avant la fin de l’année.

Les produits de cession serviront aussi au remboursement du prêt accordé par Veolia.

Les investissements annuels seront maintenus autour de 250 millions d’euros, et de 150 millions en operating lease.

Parallèlement, l’amélioration de la rentabilité opérationnelle, la baisse des coûts de fonctionnement avec un renforcement de l’autonomie des filiales locales, et l’optimisation de la performance commerciale devront permettre d’accroître la Cafop de 30% d’ici la fin 2015.

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