Touché par des dépréciations majeures, Lagardère promet une éclaircie en 2012

Le groupe, qui a vu son résultat opérationnel médias fondre de 11,1% à 414 millions d’euros l’an dernier, table sur une stabilité cette année
Antoine Duroyon

L’exercice 2011 a réservé de fâcheuses surprises à Lagardère. Le groupe de communication a passé 895 millions d’euros de dépréciations, dont 550 millions pour sa division de droits sportifs Unlimited et 310 millions pour ses 20% au capital de Canal+ France. «On a une année qui est extrêmement décevante (...) que nous allons corriger petit à petit», a reconnu le gérant commandité du groupe, Arnaud Lagardère. Dans ce contexte, la perte nette ressort à 707 millions d’euros.

Malgré 1,1 milliard d’euros d’investissements dans Unlimited, la petite division Unlimited a été pénalisée par une série de facteurs : des provisions, des litiges (notamment liés aux droits du cricket en Inde) ou encore des contrats en perte. En dépit d’un niveau soutenu d’activité - le chiffre d’affaires progresse de 14,5% à 454 millions d’euros - la perte opérationnelle s'élève à 6 millions d’euros. «La dégradation est derrrière nous», a assuré le directeur financier Dominique D’Hinnin, qui anticipe pour cette activité une rentabilité de 10% des capitaux employés à l’horizon 2015.

Dans les autres divisions, Lagardère Active, marquée par la cession de la presse magazine internationale (PMI), a vu son résultat opérationnel croître de 10 millions d’euros pour atteindre 95 millions. Hors PMI, le résultat s'établit à 56 millions d’euros, en progression de 60% sur un an, grâce à la maîtrise des coûts, à la cession de Virgin 17 (9 millions d’euros de pertes en 2010) et à l’amélioration de la profitabilité dans le numérique. Du côté de Lagardère Publishing, le résultat opérationnel a reculé de 11,8%, à 221 millions d’euros, avec la fin de «l’effet Stephenie Meyer» (Twilight).

Dans l’ensemble, le résultat opérationnel médias se replie de 11,1% à 414 millions d’euros, soit dans le bas de la fourchette de 5 à 12% livrée en novembre dernier. Pour l’exercice en cours, le groupe table sur une stabilité de ce résultat à périmètre et change constants et «sur l’hypothèse d’un niveau de recettes publicitaires chez Lagardère Active équivalent à celui de 2011».

Alors que Lagardère a décidé de maintenir le dividende à 1,30 euro par action, son gérant commandité a indiqué continuer à plancher sur la mise en Bourse de la participation dans Canal+ France. «Le ciel a l’air moins nuageux», a prudemment avancé Arnaud Lagardère.

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