Total va récolter les fruits de ses investissements dès 2012
Total affiche ses ambitions à moyen terme. Alors que des analystes tablaient sur le maintien de l’objectif d’une croissance moyenne annuelle de 2% de la production sur 2010-2015, le pétrolier français a dévoilé hier à Londres, lors de sa journée investisseurs, un objectif de croissance de 2,5% pour un baril à 100 dollars et de 3% pour un baril à 80 dollars (le baril de Brent évolue actuellement autour de 104 dollars). Pour l’exercice en cours, Total a confirmé en juillet qu’il attendait une stabilité de la production par rapport aux 2,38 millions de barils équivalent pétrole par jour enregistrés l’an dernier.
Les principaux démarrages de projets, notamment en Angola et au Nigeria, dont 80% sont déjà en développement, devraient apporter environ 600.000 barils équivalent pétrole par jour en 2015, et 10 milliards de dollars de cash-flow opérationnel additionnel en 2015.
En moyenne annuelle, sur 2012-2014, le cash-flow opérationnel du groupe devrait approcher les 35 milliards de dollars (contre environ 30 milliards attendus en 2011), et permettra de financer les 23 milliards d’investissements nets – en croissance par rapport aux 21 milliards de 2011, dont 2,1 milliards dans l’exploration – et le retour aux actionnaires. La politique de dividende reste fondée sur un taux de distribution moyen de 50%.
Sur 2015-2020, Total anticipe une accélération de la production grâce aux nouveaux pôles de production, notamment en Australie, au Canada et en Russie. La production des nouveaux projets est évaluée à 500.000 barils équivalent pétrole/jour sur 2016-2018. Le groupe devrait notamment tirer les fruits de ses dix milliards de dollars d’acquisition sur les 18 derniers mois.
En 2020, la production devrait provenir pour environ 50% de projets conventionnels (contre près de 70% en 2010), tandis que les parts de l’offshore profond, du pétrole lourd et du gaz non conventionnel vont croître. Du côté de l’aval, la rentabilité moyenne des capitaux engagés devrait progresser de 5% entre 2010 et 2015.
La ratio d’endettement du groupe (gearing) devrait se maintenir dans le bas de la fourchette 20-30% (il était de 24% à fin juin 2011), promet Total. Une structure financière qui permet au groupe d’avoir un accès favorable aux capitaux de marché. Ces perspectives ont laissé le marché de marbre. Si Total a rebondi hier de 1,51% à 31,32 euros, il a néanmoins sous-performé le CAC 40.
Plus d'articles du même thème
-
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Chaud devantAprès la canicule, l'hôpital entre mesures express et promesses à dix ans
Il faudra attendre des semaines pour pouvoir tirer le bilan humain de cet épisode historique de canicule -
Coup de chaudLe torchon brûle entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire
Les esprits s'échauffent entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires. La température ne semble pas près de retomber -
Face aux chaleurs extrêmes les pièges du « travailler moins »
Le débat s’enflamme sur l’adaptation du travail à la canicule, mais il n'échappe pas aux limites économiques du pays