Total consacrera plus de 80% de ses investissements à l’amont pétrolier en 2012
Malgré des marges de raffinage en baisse, Total affiche au 4e trimestre 2011 un bénéfice net ajusté (hors effets de stocks et éléments non récurrents) en progression de 7% à 2,7 milliards d’euros. Ce niveau est conforme aux attentes du consensus, tout comme sa production d’hydrocarbures, stable sur la période à 2,38 millions de barils équivalent pétrole par jour (mbep/j). Cette performance est meilleure que celle de ses concurrents Shell et BP qui ont enregistré un repli de 5% de leur production entre octobre et décembre.
Sur l’ensemble de l’année, la production, pénalisée par le conflit libyen, recule de 1% à 2,35 mbep/j, mais la hausse de 40% du prix moyen du Brent à 111,3 dollars le baril a permis une croissance de 13% du bénéfice net ajusté à 11,4 milliards, pour un chiffre d’affaires en augmentation de 16% à 184,7 milliards. Les investissements passés ont contribué à relever l’an dernier de 7% les réserves prouvées d’hydrocarbures du groupe, à 11,4 milliards de barils équivalent pétrole, avec un taux de renouvellement des réserves de 185%, «l’un des meilleurs du secteur», précise le pétrolier.
Le dividende versé en 2012 restera stable à 2,28 euros par action, inchangé depuis quatre ans. Le groupe prévoit cette année une hausse de 16,5% de ses investissements organiques à 18 milliards d’euros, «dont plus de 80% consacrés à l’amont». «Nos profits sont plus qu’utiles, et surtout garants de nos investissements», commente le PDG Christophe de Margerie, en ajoutant que Total acquittera au titre de 2011 «un montant global de 1,2 milliard d’euros d’impôts en France, dont 300 millions pour l’impôt sur les sociétés». Il a regretté l’interdiction de la fracturation hydraulique en France, seule technologie permettant d’exploiter les ressources de gaz de schiste du sous-sol national.
Indiquant que les négociations sur le relèvement à 30% de sa participation dans le projet australien de gaz naturel liquéfié d’Ichthys devraient être finalisées «dans les prochaines semaines», le PDG a confirmé la vente d’ici fin 2012 du solde de la participation de Total dans Sanofi (3,22%), qui devrait rapporter environ 2 milliards d’euros. D’autres cessions non stratégiques pourraient avoir lieu dans l’exploration-production, le contexte n'étant pas favorable à des désengagements dans le raffinage et la chimie. Il ne voit enfin «quasiment aucune opportunité» d’investissement dans le nucléaire.
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