ThyssenKrupp anticipe un résultat d’exploitation trimestriel stable
Un mandat qui débute sous d’heureux auspices. Vendredi, à l’occasion de l’assemblée générale de ThyssenKrupp, Heinrich Hiesinger, ancien de Siemens, a pris officiellement la présidence du directoire, à la suite d’Ekkehard Schulz. Le sidérurgiste allemand a également affiché sa confiance pour l’exercice en cours, et annoncé que le résultat d’exploitation (Ebit) ajusté du premier trimestre 2010-2011, clos fin décembre, devrait être en ligne avec les 277 millions d’euros enregistrés un an auparavant, malgré «les pertes de démarrage plus élevées pour les aciéries aux Etats-Unis et au Brésil».
Si tous les secteurs d’activité participent à cette performance, la branche Steel Americas fait exception, et devrait peser environ 300 millions d’euros de plus que la charge de 71 millions enregistrée l’an dernier, «en raison des coûts de démarrage et de dépréciation ».
«Globalement, une nouvelle plutôt rassurante même si le consensus reste selon nous encore trop optimiste [le consensus Bloomberg est à 329 millions], note Oddo. La surprise peut venir du montant des charges de démarrage et des dépréciations qui sont un peu plus importantes qu’anticipé au premier trimestre». Réponse le 11 février lors de la publication des résultats.
Ces chiffres montrent que «nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs ambitieux sur l’ensemble de l’année», a déclaré Ekkehard Schulz. ThyssenKrupp attend une croissance de ses ventes de 10 à 15% par rapport aux 42,6 milliards affichés en 2009-2010, soit entre 47 et 49 milliards, pour un consensus Bloomberg en milieu de fourchette à 48 milliards. Le sidérurgiste vise aussi une accélération plus rapide de son résultat, avec un résultat d’exploitation ajusté attendu autour de 2 milliards, contre 1,2 milliard l’exercice précédent. Le consensus espère déjà 2,2 milliards.
Une des principales priorités de Heinrich Hiesinger sera d’améliorer la structure financière du groupe, qui affichait fin septembre une dette nette de 3,8 milliards d’euros, contre 2 milliards un an plus tôt. «La priorité pour nous est de maintenir ou de retrouver les meilleures notations», a déclaré vendredi Gerhard Homme, président du conseil de surveillance de Thyssen. Le sidérurgiste est noté «BBB-» par Fitch et son équivalent «Baa3» par Moody’s, mais est toujours high yield chez S&P à «BB+».
Plus d'articles du même thème
-
L’organisation des Nations Unies prépare l’avenir de l’agriculture
L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a organisé sa première conférence sur le «Smart farming» ou utilisation des technologies au service de tous les agriculteurs afin d’améliorer les pratiques, les rendements et le niveau de vie. -
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants. -
Schroders Capital anticipe un triplement des opérations de continuation d'ici 2035
Le marché mondial des opérations de continuation pourrait dépasser 330 milliards de dollars d'ici 2035, contre 109 milliards en 2025. Selon Schroders Capital, cette dynamique traduit une évolution structurelle du private equity et accompagne le recul des cessions entre sponsors.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Contenu de nos partenaires
-
Loi d'urgence agricole : les 5 points de discorde majeurs qui opposent le Sénat et l'Assemblée
Le Sénat a tranché en faveur d’un texte plus souple mais le vrai combat s’ouvrira le 16 juillet lors d’une Commission mixte paritaire (CMP) où députés et sénateurs tenteront de concilier leurs visions divergentes -
Flagrant délitEn Inde, une affaire de détournement de fonds fragilise le BJP de Narendra Modi
Déjà affaiblie par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, la formation du Premier ministre est mise en cause dans un scandale autour du temple de Ram sur lequel elle a bâti sa popularité -
La France doit reconnaître la filiation actée par un tribunal étranger d'un enfant né par GPA, dit la Cour de cassation
Cette décision du 3 juillet concerne un couple d'hommes français résidant au Canada et pères de trois enfants. Pour la Cour de cassation, l'interdiction de la GPA en France ne suffit plus à bloquer l'exequatur d'un jugement de filiation étranger