TF1 redistribue à ses actionnaires le produit de ses cessions d’actifs
Dans un environnement de taux au plancher, disposer de près de 500 millions d’euros de trésorerie nette n’est pas financièrement optimal. TF1 a ainsi décidé de reverser quasiment les deux tiers de ses réserves à ses actionnaires. En plus d’un dividende ordinaire au titre de 2014 d’un montant de 0,28 euro par action, le groupe de télévision va ajouter 1,22 euro par action à titre exceptionnel. Un plan de rachat d’actions de 60 millions d’euros est également programmé. Cette distribution intervient après la cession du contrôle d’Eurosport International qui a largement contribué à constituer les 497 millions d’euros de trésorerie nette à fin décembre 2014, contre 188,9 millions un an auparavant.
TF1 va distribuer 317 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires et 60 millions en rachats d’actions, soit un peu moins de 12% de sa capitalisation boursière. Avec 43,5% du capital, Bouygues en sera le premier bénéficiaire. Il percevra environ 137 millions d’euros de dividendes. Les salariés, qui détiennent environ 7% du capital, recevront 22 millions. «A l’issue de ces opérations, le niveau de trésorerie nette restera conséquent et pourra permettre au groupe de financer les investissements nécessaires à son développement», assure TF1.
Après la distribution de dividendes et les rachats d’actions, le groupe de médias disposera d’environ 120 millions d’euros, sans compter la trésorerie générée par l’activité. A cela s’ajoute un portefeuille de lignes bilatérales d’un montant total de 905 millions d’euros confirmées auprès de différents établissements bancaires, aujourd’hui intégralement disponibles. Surtout, TF1 garde sous le coude une ressource potentielle de trésorerie de taille. Le groupe détient encore 49% du capital d’Eurosport. Une participation dont la valeur est estimée à plus de 400 millions d’euros.
Cette structure financière donne les moyens à TF1 de mener les acquisitions dont il a besoin pour modifier son profil et réduire sa dépendance aux revenus d’antennes (78% du chiffre d’affaires 2014 et 63% du résultat opérationnel courant). «Un renforcement de la présence de TF1 sur internet aurait du sens», indiquent les analystes de BNP Paribas qui ne voient pas en revanche une opération d’envergure dans les médias traditionnels (radio ou presse écrite) «à moins d’un changement de la régulation du secteur».
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