Telecom Italia garde sa dette sous contrôle
Dans un secteur des télécoms européens où réduction des dividendes et baisses de marges se succèdent depuis quelques semaines, Telecom Italia parvient à se distinguer positivement. L’opérateur italien, longtemps considéré comme le plus mauvais élève de la classe en Europe, a réaffirmé ses objectifs 2012, après des résultats légèrement meilleurs que prévu au troisième trimestre.
Son chiffre d’affaires a cédé 3,3% à 7,3 milliards d’euros. Son excédent brut d’exploitation a plié dans les mêmes proportions à 3 milliards d’euros. Au bout du compte, à la fin de l’année, le groupe italien espère afficher des revenus et un Ebitda stables.
Ce relatif contrôle de la marge, résultat notamment d’un plan de maîtrise des coûts en Italie, a permis de limiter la baisse du cash-flow opérationnel à seulement 2%, malgré une hausse des investissements. Le groupe est même parvenu à réduire sa dette nette à 29,5 milliards contre 30,3 milliards au 30 juin 2012, crédibilisant l’objectif de ramener le curseur à 27,5 milliards d’euros à la fin de cette année. «Cela devrait permettre de réduire la pression des agences de notation et faire taire les rumeurs infondées de réduction du dividende», estiment les analystes de la Société Générale. Sur ce point, le groupe avait pris les devants en début d’année en taillant de 300 millions d’euros le montant de son dividende versé en 2012. La direction de l’opérateur a précisé vendredi que le dividende devrait rester au niveau «plancher» actuel (4,3 centimes) jusqu’en 2014.
A plus de 3 fois le niveau d’Ebitda, la gestion de la dette reste clairement la priorité de Telecom Italia. Le groupe présentera en début d’année prochaine un nouveau plan d’économies «plus agressif», selon les termes de Franco Bernabe, le directeur général de l’opérateur.
De nouvelles cessions d’actifs sont également envisagées. Celle de Telecom Italia Media avance correctement selon la direction. Les offres fermes sont attendues pour le début du mois de décembre. Enfin, le groupe réfléchit toujours à la possibilité de scinder son activité de gestion du réseau de télécoms fixe en Italie. Une décision sera prise d’ici à la fin de l’année, a indiqué Franco Bernabe. Une partie du capital pourrait être reprise à cette occasion par la Caisse des dépôts du pays.
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