Sur la voie de la relance, L’Oréal confie les pleins pouvoirs à Jean-Paul Agon
L’Oréal a renoué avec la croissance des profits en 2010. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 2,24 milliards d’euros, en hausse de 25% sur un an. Dans le même temps, le chiffre d’affaires a crû de 11,6% (+5,6% en données comparables) pour atteindre 19,5 milliards d’euros. Les analystes sondés par Reuters tablaient en moyenne sur 19,4 milliards.
Bémol au quatrième trimestre, en s’établissant à +4,1%, la croissance organique n’a pas réussi à se hisser au niveau des attentes (+5,2%). «L’Oréal est de retour», a déclaré Andrew Wood, analyste chez Sanford C. Bernstein. «Nous n’attendons pas d’accélération supplémentaire à partir de là», a-t-il ajouté, estimant que les ventes du groupe avaient bénéficié d’un effet de base favorable en 2010.
Le groupe est parvenu à tirer parti du rebond de la demande de produits de luxe (+7% en comparable) et du dynamisme des pays émergents (+11,3%). Le résultat d’exploitation ressort en hausse de 18,6% à 3,06 milliards d’euros, donnant une appréciation de la marge opérationnelle de 90 points de base sur un an, à 15,7%. La marge s'était inscrite à un niveau record à l’issue du premier semestre, à 17,3 %.
«Les frais commerciaux et administratifs ont crû nettement moins rapidement que le chiffre d’affaires (…)», a souligné le groupe, évoquant une amélioration de 60 points de base par rapport à 2009. La tendance a été identique en ce qui concerne les frais publi-promotionnels.
«Confortés par un début d’année encourageant, nous sommes confiants dans la capacité du groupe à réaliser en 2011 une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires et des résultats», a déclaré Jean-Paul Agon, qui s’est vu officiellement confier hier la charge de président-directeur général du groupe. Lindsay Owen-Jones en devient le président d’honneur. Liliane Bettencourt, héritière du groupe, se verra pour sa part proposer la reconduction de son mandat d’administrateur.
L’Oréal, qui doit commenter ses résultats ce matin, compte proposer à la prochaine assemblée générale un dividende de 1,80 euro par action, soit une hausse de 20%. Le groupe peut compter sur une situation financière solide avec des capitaux propres représentant 62% du total de l’actif et une dette financière nette de 41 millions d’euros, soit 0,3% des capitaux propres.
Plus d'articles du même thème
-
Le secteur privé en France ralentit davantage que prévu, l'Allemagne accélère
L'activité privée dans l'Hexagone a nettement reculé en octobre, l'incertitude politique pèse. En Allemagne, l'embellie se confirme. -
Viridien poursuit son désendettement et confirme son objectif annuel
Le groupe a ainsi confirmé son objectif de 100 millions de dollars de cash-flow net en 2026. -
Indexa Capital déploie son offre de gestion sous mandat sur compte-titres en France
Le service de gestion automatisée espagnol Indexa Capital complète son catalogue tricolore avec le lancement d’un service de gestion de portefeuilles de fonds indexés sur compte-titres. Les frais annuels totaux s’élèvent en moyenne à 0,69 % par an.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
« Un freinage est impératif pour sauver la Sécurité sociale »
Pour Olivier Henno, rapporteur général de la commission des affaires sociales du Sénat, voter un PLFSS avec un déficit accru serait irresponsable -
Lignes de fondBCE : le départ surprise de Christine Lagarde doit nous inquiéter
En anticipant son départ de Francfort, la présidente de l'institution anticipe-t-elle une tempête financière majeure menaçant la France et qui la placerait dans une inconfortable situation de conflits d'intérêts ? -
Tigres, gorilles, ours polaires… 5 safaris extraordinaires et quand partir pour les vivre
Le safari ne se résume plus aux grandes plaines africaines et au traditionnel face-à-face avec le Big Five. Il se vit dans la toundra canadienne avec les ours, au fil de l’eau au Botswana, au cœur des forêts en Ouganda à la rencontre des primates ou sur les traces du tigre dans le centre de l’Inde. Pour observer la faune dans les meilleures conditions, le choix de la saison est déterminant. Amplitudes, spécialiste français du voyage sur mesure haut de gamme, a sélectionné cinq safaris originaux, et livre ses conseils d’experts sur la période à privilégier.