STMicroelectronics paie au prix fort son désengagement de ST-Ericsson

Le groupe a publié une perte trimestrielle aggravée sous le coup des difficultés rencontrées dans les activités mobiles
Benoît Menou

STMicroelectronics a indiqué devoir consacrer de 300 à 500 millions de dollars cette année à la procédure de désengagement de ST-Ericsson. Le 10 décembre dernier, le groupe a annoncé qu’il se désengageait de cette coentreprise en difficultés avec Ericsson spécialisée dans les puces électroniques pour la téléphonie sans fil. La période de transition avant sortie de ST-Ericsson devrait selon le groupe franco-italien se terminer durant le troisième trimestre de cette année, STMicro étant «actuellement en train de finaliser les options stratégiques disponibles». Le montant évoqué ci-dessus correspond aux «meilleures estimations actuelles» du groupe concernant ces besoins de financement, «incluant notamment le financement des activités de ST-Ericsson pendant la période de transition et les coûts de restructuration». Déjà, les comptes du trimestre écoulé portent la trace du processus engagé.

Le fabricant de micro-processeurs a fait état hier soir d’une aggravation de sa perte trimestrielle, sous le coup des difficultés de ses activités mobiles.Le chiffre d’affaires de la société, qui fabrique des puces pour des voitures, des ordinateurs et des téléphones portables, s’est établi à 2,16 milliards de dollars, en repli de 1,3%. Le directeur général Carlo Bozotti salue tout de même ce niveau d’activité supérieur au point médian des attentes et atteint «en dépit de la faiblesse persistante de la demande sur le marché des semi-conducteurs». La marge brute s’est établie à 32,3%. STMicroelectronics a déclaré que ses ventes du trimestre en cours devraient reculer de 7% d’un trimestre à l’autre, avec une marge d’erreur de 3,5 points de pourcentage, pour une marge brute de 31,4% plus ou moins 2 points. Le dirigeant veut pourtant croire que les conditions de marché devraient s’améliorer en 2013 et assure d’ores et déjà déceler des signaux positifs.

Surtout, la perte nette sur le quatrième trimestre 2012 s’est établie à 428 millions de dollars, contre une perte de 11 millions il y a un an, «essentiellement, selon la société, en raison d’une provision de 544 millions de dollars relative à la dépréciation du goodwill et d`autres actifs incorporels des produits pour téléphones cellulaires (Wireless), suivant la décision de la Société de se désengager de la co-entreprise ST-Ericsson». Carlo Bozotti souligne l’amélioration de la situation financière en 2012 «en dépit de la trésorerie importante absorbée par ST-Ericsson et de l’impact des faibles conditions de marché».

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