Steria table sur « dix millions d’euros de dette en moins d’ici à la fin 2011 »

François Enaud, gérant exécutif du groupe Steria, revient pour « L’Agefi » sur l’activité à fin mars et sur les perspectives financières de la SSII
Yves-Marc Le Réour

L’Agefi: Quelles ont-été les grandes tendances de votre activité à fin mars?

François Enaud: Le premier trimestre 2011 a confirmé le mouvement de reprise de notre activité, avec une hausse de 3,5% du chiffre d’affaires à 429,1 millions d’euros, soit une croissance organique de 1,3%, et un carnet de commandes correspondant à 2,5 fois le chiffre d’affaires annuel estimé. Le taux d’attrition du personnel ressort à 15% sur la période (10% en Europe et 27% en Inde qui regroupe près de 29% des effectifs). Le ratio de commandes sur facturations (book to bill) ressort à 1,16 à fin mars contre 1,1 fin 2010. La croissance organique est de 5,5% en France, de 3,8% en Allemagne et de 1,5% au Royaume-Uni si l’on exclut la vente non récurrente de matériel informatique au premier trimestre 2010. Elle est de 3% dans le reste de l’Europe, le dynamisme de la Scandinavie, de la Belgique ou de la Suisse compensant la moins bonne orientation de l’Espagne. Les gains de productivité dont bénéficie le secteur public grâce aux grands contrats d’externalisation constituent une bonne protection contre les risques de pression à la baisse sur les prix de ces prestations.

Confirmez-vous les objectifs annuels communiqués fin février?

Oui, nous tablons toujours pour 2011 sur un chiffre d’affaires en croissance organique de 3 à 4% avec un taux de marge opérationnelle au moins égal à celui de l’an dernier, soit 7,1% du chiffre d’affaires. Mais la montée en puissance progressive de certains contrats devrait conduire à un repli d’au moins 50 points de base de ce taux de marge à fin juin, qui sera compensé au second semestre. Le résultat net part du groupe en 2011 devrait pour sa part être légèrement supérieur aux 42,9 millions d’euros de l’an dernier.

Quel sera le rythme de baisse de la dette de Steria en 2011?

Le dernier trimestre 2010 s’est caractérisé par une accélération des paiements de la part de certains clients, ce qui a grandement contribué à l’amélioration du BFR et donc du cash flow d’exploitation annuel. Sur une baisse totale de 87 millions d’euros de notre dette nette en 2010, environ 50 millions étaient d’ordre structurel. Compte tenu d’investissements industriels stables et de quelques acquisitions ciblées envisagées, nous tablons sur une baisse supplémentaire d’une dizaine de millions d’euros de cette dette nette, ce qui la ramènera à environ 90 millions en fin d’année.

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