Statoil réduit sa participation dans un gisement de pétrole non conventionnel aux Etats-Unis
La chute des cours de l’or noir, qui vaut désormais moins de 60 dollars le baril aux Etats-Unis (56 dollars hier soir pour le WTI), commence à faire réfléchir les acteurs présents dans les hydrocarbures non conventionnels. D’autant que le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naimi exclut une baisse des quotas de l’Opep même avec un baril qui tomberait à 20 dollars.
Le norvégien Statoil, qui a enregistré au troisième trimestre une perte nette de 4,8 milliards de couronnes (529 millions d’euros) suite à des dépréciations d’actifs, a annoncé hier la cession à l’américain Southwestern Energy d’une participation de 6% dans le gisement de Marcellus Sud, situé dans les Appalaches, pour un montant de 394 millions de dollars (323 millions d’euros). La transaction devrait être bouclée au cours du premier trimestre 2015. «Le produit de cession représente environ une couronne par action Statoil, ce qui lui permettra de maintenir son dividende au prochain trimestre, mais guère plus», commente John Olaisen, analyste chez ABG Sundal.
Le pétrolier norvégien contrôlé par l’Etat conservera une part de 23% dans ce gisement non conventionnel dont il n’est pas l’opérateur, contrairement au producteur indépendant américain qui contrôle cet actif racheté à son concurrent Chesapeake Energy à la mi-octobre. Au troisième trimestre, Statoil a tiré 130.500 barils/jour de ses différents permis dans la région de Marcellus, Marcellus Sud représentant une production de 4.000 barils/jour. Il rappelle avoir pris une première participation dans ce secteur en 2008, avant de continuer dans d’autres régions américaines produisant des hydrocarbures non conventionnels, comme Eagle Ford (Texas) en 2010, puis Bakken (Dakota du Nord) en 2011.
Si la production saoudienne a besoin d’un cours de pétrole minimum estimé à 30 dollars le baril pour atteindre son seuil de rentabilité, certains types d’hydrocarbures ne sont plus rentables avec un cours inférieur à 70 dollars. Il s’agit principalement des pétroles de schiste américains, des sables bitumineux au Canada, des champs pétroliers en mer très profonde au large du Brésil et des nouveaux gisements de pétrole de schiste en Russie ou dans l’Arctique.
Selon une récente étude de Goldman Sachs, la baisse des prix du brut pourrait remettre en cause des projets pétroliers pour un montant cumulé atteignant 1.000 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
«Croissance et inflation limitent le potentiel de dépréciation du dollar à court terme»
Amélie Derambure, responsable de stratégies d’investissement multi-actifs chez Amundi. -
L'éducation financière est aussi une affaire de genre
Ce billet est issu de notre newsletter Ambitions dédiée aux femmes dans la finance. -
« Les valorisations japonaises restent raisonnables, nettement inférieures à celles du marché américain »
Valentin Bissat, chef économiste et stratégiste senior chez Mirabaud AM
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Une « nécessité stratégique » : depuis la Normandie, Pete Hegseth appelle les pays européens à en faire plus pour leur sécurité
« L’Europe doit être la première à assurer sa défense conventionnelle », a indiqué le secrétaire américain à la Défense, depuis la Normandie, où il assistait aux commémorations du débarquement du 6 juin 1944 -
Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine refuse l’invitation pour une rencontre faite par Volodymyr Zelensky
Vladimir Poutine a retoqué la demande de Volodymyr Zelensky, qui proposait un cessez-le-feu complet pendant de nouvelles discussions sur le conflit, avec un échange de tous les prisonniers de guerre -
Bernadette Chirac, ancienne première dame, est décédée à l’âge de 93 ans
L’épouse de Jacques Chirac est décédée à l’âge de 93 ans, vendredi 5 juin. Après avoir vécu dans l’ombre de son mari lorsqu’il était ministre, Premier ministre et président de la République, elle l’a représenté dans les dernières années de sa vie