Spie allège le poids de sa dette LBO grâce à la Bourse
Après deux LBO successifs, le premier par PAI Partners en 2006, le second mené en 2011 par un consortium réunissant Clayton Dubilier & Rice, Ardian et la Caisse de dépôt et de placement du Québec, Spie va se redonner un peu plus d’air financier en entrant en Bourse. A cette occasion, le groupe de services multi-techniques industriels va procéder à une augmentation de capital d’environ 525 millions d’euros. Les actionnaires financiers et le management profiteront de l’introduction sur Euronext pour céder une partie de leurs actions, pour un montant compris entre 325 et 396 millions d’euros. En cas d’exercice des clauses d’extension et de surallocation, le placement pourrait atteindre au maximum 1,2 milliard d’euros. Le capital flottant s’établira entre 35% et 48%. La capitalisation boursière, après l’IPO, sera comprise entre 2,25 et 2,75 milliards d’euros. La première cotation est prévue pour le 10 octobre.
Grâce à cette augmentation de capital, le ratio de levier (dette nette sur Ebitda) de Spie tombera à 3 fois, contre 4,1 fois au 30 juin dernier. Avec la génération de trésorerie de la société, il devrait descendre à 2,5 fois fin 2014, indique le groupe. La somme levée, couplée à l’obtention d’une nouvelle dette senior de 950 millions d’euros, servira à refinancer le crédit senior d’août 2011 et à rembourser l’emprunt high yield dont le coupon atteint 11%. Alors que Spie verse environ chaque année 110 millions d’euros d’intérêts, sa charge tombera à moins de 40 millions d’euros avec cette nouvelle structure financière. Ce qui facilitera sa stratégie de croissance par acquisitions.
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