Sodexo maintient des objectifs conservateurs pour 2011

Le groupe de restauration vise toujours une croissance organique de 3 à 4 % sur l’exercice, après une hausse de 4,7 % au premier trimestre
Bruno de Roulhac

Déçu par l’absence de relèvement des objectifs annuels de Sodexo, le marché a sanctionné mercredi le titre par une baisse de 1,88% à 52,22 euros, l’une des plus mauvaises performances du SBF 120.

Le groupe de restauration collective a confirmé son objectif de croissance interne du chiffre d’affaires de 3 à 4% sur l’exercice 2010-2011, après avoir publié une hausse de 4,7% pour le premier trimestre, clos fin novembre. «La conjoncture nous incite toujours à la prudence», a déclaré Michel Landel, directeur général de Sodexo. «Il n’y a pas de relèvement des objectifs et il n’y en aura sans doute pas dans les mois à venir», explique Oddo. Les investisseurs peuvent être «déçus par le manque de surprises positives», relève Kepler Capital Markets.

Les ventes du premier trimestre traduisent «une reprise d’activité encore faible, notent les analystes de Raymond James. Cependant, les commentaires du groupe semblent confirmer l’arrêt de la dégradation sur le segment Entreprises». D’ailleurs le bureau d’analyse relève sa prévision de croissance interne de 2,8% à 3,6% pour 2011, au milieu de la fourchette annoncée par le groupe. En effet, l’effet prix positif en santé aux Etats-Unis, la hausse des volumes dans l’éducation aux Etats-Unis, «constituent des éléments positifs et rassurants sur l’activité Solutions sur site [96% du chiffre d’affaires]», poursuit Oddo.

Pour l’heure, CM-CIC se veut plus optimiste que le groupe de restauration en anticipant une croissance organique de 5,1%, et un rebond de 15% du résultat opérationnel à changes constants, alors que Sodexo maintient son objectif de hausse de 10%.

En revanche, l’activité des Solutions de motivation (titres de services) a déçu le marché. La croissance interne ressort à 7,2%, alors que CA Cheuvreux attendait 9% et Kepler 10%. Sodexo invoque des pressions sur les commissions clients liées à une forte concurrence dans certains pays, et souligne que le dynamisme de l’Amérique latine, en volume et en valeur, compense «largement» l’activité difficile en Europe centrale.

Pour le premier trimestre de l’exercice 2010-2011, le chiffre d’affaires a progressé de 10,5% en données publiées à 4,3 milliards d’euros grâce à un effet change favorable de +5,9%, principalement sur le dollar et les devises d’Amérique latine.

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