Siemens envisage de mettre en Bourse sa filiale d’éclairage Osram
Après avoir cédé en fin d’année dernière sa division de services informatiques à Atos Origin, Siemens envisage de modifier une nouvelle fois son portefeuille d’activités. Selon Bloomberg, qui cite deux personnes proches du dossier, le groupe allemand prévoirait d’introduire en Bourse sa filiale Osram spécialisée dans l’éclairage (ampoules…). Trois banques auraient été mandatées pour étudier le dossier: Deutsche Bank, Goldman Sachs et Commerzbank. Une décision définitive pourrait être prise dans les prochaines semaines. La direction de Siemens n’a pas souhaité faire de commentaire. Cette opération constituerait la plus importante modification du portefeuille de Siemens depuis la vente à Continental en 2007 de sa division d’équipements automobiles pour 11,7 milliards d’euros.
Avec un chiffre d’affaires de 4,7 milliards d’euros lors du dernier exercice, ce qui la place juste derrière la division éclairage de Philips, Osram représente environ 12% de l’activité de Siemens. La filiale avait renoué avec les bénéfices lors du dernier trimestre grâce à une forte reprise de son activité (+18%), portée par les produits pour l’automobile et les diodes LED. Pour autant, cette mise en Bourse permettrait à Siemens de confirmer son recentrage sur les métiers industriels, comme l’énergie ou l’électronique de santé. Selon Morgan Stanley, Osram affiche une valeur d’entreprise de 6,5 milliards d’euros.
Avec des technologies se rapprochant de plus en plus de l’industrie des semi-conducteurs, notamment pour intégrer des circuits électroniques permettant de gérer directement la consommation d’électricité, l’activité éclairage nécessite bien plus de capitaux que par le passé. Sans pénaliser Siemens, la mise en Bourse permettrait ainsi à Osram de trouver ces financements, à la fois pour accroître ses moyens de production mais aussi pour résister à la concurrence de groupes asiatiques puissants venant de l’électronique comme Samsung. Dans l’idée, la cession d’Osram se rapproche ainsi de celles d’Epcos en 1999, ancienne division de composants électroniques de Siemens, et d’Infineon (semi-conducteurs) en 2000. Après une mise en Bourse partielle, Siemens est sorti du capital de ses deux filiales en 2006.
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