Shell veut réduire ses coûts d’un milliard de dollars supplémentaires dans l’aval pétrolier
A l’occasion d’un point stratégique tenu hier auprès des investisseurs, Royal Dutch Shell a révisé en hausse ses ambitions en matière de croissance de sa production et de réduction de coûts. Le premier groupe pétrolier européen en termes de capitalisation boursière s’est ainsi fixé un nouvel objectif de 3,7 millions de barils équivalent pétrole (bep) pour sa production quotidienne d’hydrocarbures en 2014, soit «une hausse d’environ 12% par rapport aux niveaux de l’année 2010», relève le groupe.
D’ici à 2020, ses projets de développement dans l’amont pétrolier et gazier correspondent à des ressources de plus de 10 milliards de bep, soit une hausse d’environ 2 milliards de bep par rapport aux niveaux de 2009, le groupe estimant avoir «plus de 30 nouveaux projets à l'étude avec un potentiel de production quotidien supérieur à un million de bep». Il confirme donc au total plus de 100 milliards de dollars d’investissements nets (72 milliards d’euros) sur la période 2011-2014, ayant déjà investi plus de 100 milliards dans l’exploration-production au cours des cinq dernières années. A fin 2010, ses réserves nettes prouvées s’élevaient à 14.249 millions de bep, soit 11,5 années de production.
Afin d’accroître son efficacité opérationnelle, Shell vise par ailleurs «un milliard de dollars d’économies supplémentaires sur les coûts de raffinage et de distribution d’ici 2012», après avoir déjà réduit ceux-ci de 2,5 milliards au cours des deux dernières années. Il poursuivra également ses cessions d’actifs pour un total de 8 milliards de dollars entre 2011 et 2012, dont 5 milliards pour l’année en cours. Au total, le groupe anglo-néerlandais se dit confiant dans sa capacité à atteindre son objectif, fixé l’an dernier, d’une hausse de 50 à 80% de son cash flow d’exploitation entre 2009 et 2012.
Revenant sur les conséquences de la catastrophe japonaise, le directeur général Peter Voser a précisé qu’aucune des raffineries de Shell n’avait été endommagée par le séisme ou par le tsunami et que le groupe allait fournir à l’Archipel du gaz naturel liquéfié (GNL) supplémentaire pour satisfaire ses besoins en énergie. «Cela devrait entraîner une hausse du prix du GNL en Europe sur les marchés au comptant», estime Simon Henry, directeur financier de Shell.
Plus d'articles du même thème
-
Le mois de juin, véritable crash test de la réforme de la facturation électronique
Selon le baromètre Generix, près de 9 entreprises sur 10 considèrent ainsi qu’elles seront certainement ou probablement prêtes au 1er septembre 2026. Seules 10,5% déclarent encore qu’elles ne seront pas sur la ligne de départ. -
L’émission inaugurale de HelloFresh baisse dans les premiers échanges
L’obligation émise par le spécialiste des repas livrés à domicile chute sur le marché secondaire après avoir reçu une faible demande. Les investisseurs se montrent de plus en plus prudents. -
Carlsberg prépare la mise en Bourse de sa filiale indienne
L’opération, réalisée sous forme confidentielle, pourrait s’élever à 700 millions de dollars en incluant la cession de titres existants.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
TribuneIA dans la banque : le grand saut — par Niccolo Ubertalli
Alors que la banque mondiale mise sur l’IA générative pour révolutionner ses services, la France accuse un retard stratégique inquiétant face aux géants américains et asiatiques -
Repas à un euro pour tous les étudiants : mal budgétisée, la réforme « met en danger les Crous »
Depuis début mai, tous les étudiants peuvent bénéficier du repas à 1 euro au Crous. Une mesure populaire, mais aux effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl -
A grands fraisL'effet boule de neige peut-il emporter la dette française ?
La France peut-elle perdre la maîtrise de sa dette ? La question est de plus en plus brûlante, au point qu’un député RN a décidé de consacrer un rapport à « l’effet boule de neige ».