Sequana engrange les premiers fruits de sa restructuration opérationnelle et financière
Le plan de transformation de Sequana a produit des effets positifs plus marqués que prévu en 2014. La baisse de ses charges fixes et de ses coûts d’approvisionnement, combinée à une réduction des amortissements, a conduit à une hausse de 47,6% du résultat opérationnel courant (ROC) à 72 millions d’euros, correspondant à une marge de 2,1% contre 1,6% en 2013.
Après trois années de pertes, le papetier a renoué avec un résultat net positif de 117 millions grâce à une réorganisation financière qui s’est traduite l’été dernier par des abandons de créances, un allongement des maturités, des conversions de dette en quasi-fonds propres et une augmentation de capital.
Cette restructuration a également permis de faire baisser l’endettement net consolidé du groupe de 42% à 311 millions d’euros, sachant que la dette de sa filiale Arjowiggins n’est pas soumise à des covenants, contrairement à celle d’Antalis. A fin 2014, le ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation d’Antalis ressortait à 3,21, contre un niveau maximum autorisé inférieur à 4,25, tandis que son ratio de ROC sur charge d’intérêts nette s’élevait à 2,86, contre un plancher de 1,85. Mais avec un cash-flow d’exploitation négatif de 102 millions d’euros, Sequana n’est pas parvenu à autofinancer l’an dernier des investissements de 37 millions. Malgré le retour aux bénéfices, le conseil d’administration proposera donc «de ne pas verser de dividende au titre de l’exercice 2014».
Le groupe a cédé fin décembre sa filiale américaine Appleton Coated aux cadres dirigeants de l’entreprise. Pour renforcer ses capacités de financement, il mène des négociations avancées avec des acquéreurs potentiels en vue de vendre sa filiale brésilienne Arjo Wiggins Ltda, opération qui «devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2015». Cette société, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 70 millions d’euros, fabrique principalement des papiers pour billets de banque. Antalis a de son côté bouclé fin mars la mise en place d’un programme d’affacturage de 200 millions d’euros.
Pour l’exercice en cours, en dépit d’une poursuite attendue du repli des volumes dans les papiers d’impression et d’écriture, Sequana compte bénéficier au second semestre «du plan de restructuration opérationnelle d’Argowiggins, de la réduction des coûts fixes et du renforcement de la position concurrentielle d’Antalis».
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