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Sequana creuse sa perte nette après des restructurations et des dépréciations d’actifs
Sequana creuse sa perte nette après des restructurations et des dépréciations d’actifs
Ayant rééchelonné de 17 mois la maturité de la ligne de crédit d’Arjowiggins, le groupe papetier va désormais renégocier la dette d’Antalis
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Affecté par «un recul marqué des volumes» et «une forte pression à la baisse sur les prix de vente» en Europe et aux Etats-Unis, Sequana prévoit un millésime 2013 toujours difficile dans les papiers d’impression et d’écriture, malgré la bonne tenue des papiers de spécialité et des produits d’emballage. Après avoir enregistré l’an dernier un repli de 4,3% de son chiffre d’affaires à 3,85 milliards d’euros à taux de change constants, il anticipe donc une nouvelle contraction de son activité.
Si le groupe papetier espère tirer parti d’un plan de transformation qui lui a permis de réduire ses coûts fixes, l’exercice écoulé a abouti à une perte courante de 5 millions d’euros, contre un bénéfice courant de 30 millions en 2011. Sequana a de surcroît comptabilisé en 2012 des charges exceptionnelles totalisant 114 millions, qui ont contribué à creuser de 55% la perte nette à 119 millions. Ces charges reflètent principalement des coûts de restructuration (52 millions d’euros) et des dépréciations d’actifs (54 millions) «sans impact sur la trésorerie».
Alors que le cash flow d’exploitation n’a couvert qu’à hauteur de 50% le montant net des investissements industriels, la structure de bilan s’est améliorée grâce à l’augmentation de capital de 150 millions d’euros de juillet dernier. Les deux tiers de cette levée de fonds ont servi à renforcer les fonds propres de ses filiales Arjowiggins et Antalis, le tiers restant ayant été affecté à son désendettement. La dette nette de 538 millions fin 2012 a ainsi diminué de 11,7% d’une année sur l’autre.
«Le travail sur le bilan reste au centre des préoccupations, avec des dettes en renégociation à peine un an après avoir obtenu un premier accord», relèvent les analystes d’Oddo Securities. Contrôlé à 20,1% par le FSI, Sequana vient d’obtenir de ses banques un accord de principe permettant d’étendre jusqu’à fin novembre 2015 la maturité de la ligne de 400 millions d’euros d’Arjowiggins, qui venait à échéance le 30 juin 2014.
Respectés à fin 2012, les covenants liés à cette facilité seront assouplis. Ils prévoyaient jusqu’ici une dette nette inférieure à 4,5 fois l’excédent brut d’exploitation (EBE) et une couverture de la charge d’intérêts nets par l’EBE supérieure à 3 fois. Le groupe va désormais entamer au deuxième trimestre la renégociation de la ligne de 540 millions d’euros d’Antalis.
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