Seagate met un terme aux discussions pour son rachat par des fonds
Seagate Technology jette l’éponge. Le numéro un mondial des disques durs a annoncé cette nuit mettre un terme aux pourparlers avec des fonds en vue de son rachat. «La direction et le conseil d’administration ont choisi de cesser les discussions au sujet d’un rachat mené par des sociétés de private equity» a indiqué dans un communiqué le directeur général Steve Luczo.
Bloomberg croit savoir que les discussions avec TPG Capital ont échoué car le groupe de capital-investissement s’est montré incapable de réunir suffisamment de partenaires pour lever un montant adéquat de capital. L’échec du rachat de Seagate, évalué à 9 milliards de dollars, est un signe que le marché du LBO reste délicat pour des transactions de grande envergure. Reuters indique que KKR puis Bain Capital, un temps intéressés, ont préféré finalement ne pas s’engager. La plus récente défection a laissé selon une source «un vide en capital» que les banques n’étaient pas disposées à combler.
Il s’agit tout simplement de la seconde tentative manquée de rachat de Seagate cette année. TPG était revenu sur le devant de la scène après qu’un essai avec Silver Lake Partners était tombé à l’eau. Seagate avait annoncé le 14 octobre être en négociations pour sa cession. Hier, il a concédé que «les indications (reçues) de fourchette d’évaluation ne correspondaient pas au meilleur intérêt du groupe et de ses actionnaires».
Seagate n’a pas tardé pourtant à reprendre l’initiative et a annoncé le lancement d’un programme de rachat de titres pour quelque 2 milliards de dollars. Steve Luczo s’est félicité de pouvoir grâce «à des marchés de la dette solides, à des conditions d’activité en amélioration, ainsi qu’à d’autres options de financement(…), mettre en œuvre un plan destiné à renforcer encore sa structure de capital et à optimiser la rémunération des actionnaires». En effet, Seagate n’a pas manqué de souligner que le chiffre d’affaires pour le trimestre en cours devraient dépasser 2,7 milliards de dollars, au-delà des attentes. La demande pour les disques durs s’est améliorée a tenu à souligner le groupe américain. Analyste chez Wedbush Securities, Kaushik Roy veut croire que Seagate «peut survivre seul» grâce à des fondamentaux qui «commencent à s’améliorer».
Pas de quoi pourtant effacer la déception des opérateurs, le titre étant sanctionné d’une baisse de plus de 6% à environ 13 dollars dans le cadre des échanges après-Bourse.
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