Schneider veut poursuivre sa réorientation vers les émergents
Une évolution plutôt qu’une révolution. Si le plan One présenté hier par Schneider a pour ambition d’en faire un véritable fournisseur de solutions intégrées, l’idée est bien également de poursuivre sur la voie engagée avec le plan précédent New² (lire dans l’onglet «Aller plus loin»). Les pays émergents resteront donc une priorité avec l’ambition d’y baser 50% des coûts de production, alors que le programme New² a déjà fait passer de taux de 18% à 41% de 2004 à 2008.
Loin d’y voir une délocalisation, le groupe dit surtout vouloir être au plus près de la demande. Schneider espère en effet y connaître une croissance de PIB +6 points contre PIB +3 points sur l’ensemble du groupe.
Comme tout plan, One met aussi l’accent sur les économies. En cumul, 600 à 800 millions d’euros sont espérés via la rationalisation de la chaîne d’approvisionnement (moins de fournisseurs, moins de référence, moins de centres). Devraient s’y ajouter 600 millions d’ici à 2011 au travers de la baisse des coûts des fonctions supports (de 15%).
Avec ces mesures, Schneider estime qu’il pourra maintenir une marge d’Ebita comprise entre 13% et 16% sur un cycle normal (après 15% en 2008). Mais le groupe est conscient que 2009 pourrait ne pas faire partie d’un cycle normal. Ainsi dans un scénario noir de baisse des volumes de 15%, il n’exclut pas de porter les économies sur les fonctions support à 1 milliard de manière à garantir une marge minimale de 12%.
Schneider est enfin confiant dans sa capacité à maintenir une note «A-», correspondant à une couverture de la dette par le cash-flow de 35%, et assure que ses liquidités disponibles ne passeront pas sous les 3 milliards jusqu’en 2011.
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