Schneider déniche avec Invensys un nouveau relais de croissance prometteur
Schneider Electric a donné hier le coup d’envoi formel à son offre amicale sur Invensys, sans attendre la date-butoir du 8 août après que le groupe britannique a le premier révélé le 11 juillet avoir reçu une proposition préliminaire du géant français des équipements électriques basse et moyenne tensions.
Alors qu’Invensys avait évoqué 505 pence par titre, Schneider propose 502 pence, soit au total 3,35 milliards de livres (3,85 milliards d’euros) à raison pour chaque action apportée de 372 pence en numéraire (contre 319 initialement) et 0,025955 titre Schneider.
La transaction, que les parties pensent finaliser au quatrième trimestre, sera ainsi financée en partie par une émission d’un milliard d’euros de nouvelles actions Schneider représentant 3% du capital élargi. Le groupe se dit «prêt à accepter temporairement» l’abaissement d’un cran de sa notation.
Alors que le marché n’envisage pas de contre-offre, Schneider n’a pas manqué d’arguments. Le prétendant se targue particulièrement de pouvoir se renforcer dans les automatismes industriels, et vise des synergies commerciales voisines de 400 millions d’euros d’ici 2018 ainsi qu’un impact positif sur son bénéfice net par action inférieur à 5% en 2014 et de 5 à 10% dès 2016, hors coûts d’acquisition et d’intégration (60 et 150 millions d’euros respectivement).
Aujourd’hui, Schneider avance une valeur d’entreprise de 2,41 milliards de livres représentant 11,9 fois l’excédent brut d’exploitation ajusté de sa cible pour l’exercice à fin mars. CM-CIC Securities, qui salue le respect des critères financiers définis par Schneider pour sa croissance externe, veut croire que l’offre permet au prédateur «de compléter très favorablement son portefeuille d’activité d’automatismes pour l’industrie à un niveau de valorisation intéressant». Espirito Santo évoque de son côté un prix «un peu élevé, mais acceptable compte tenu des synergies».
Le titre Schneider a en tout cas gagné 2,83% hier à 59,65 euros. Une progression soutenue également par la publication de résultats semestriels conformes aux attentes, marqués par l’atonie européenne et le dynamisme asiatique et permettant au groupe de confirmer ses objectifs d’une croissance organique «modérée» inférieure à 5% de son chiffre d’affaires (+0,1% au premier semestre à 11,43 milliards d’euros) et d’une marge d’Ebita ajusté «stable à légèrement en hausse» (-0,2 point à 13,4%).
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