Saft lance un avertissement sur sa marge opérationnelle 2013
Début d’été difficile pour Saft. Trois semaines avant la publication de ses résultats semestriels, le fabricant de batteries de haute technologie pour l’industrie vient de lancer un avertissement sur sa marge opérationnelle pour 2013. Saft table désormais sur une marge d’Ebitda de 90 à 95 millions d’euros, bien en dessous de la fourchette de 102 à 106 millions d’euros donnée en février dernier. Une nouvelle sanctionnée immédiatement par le marché, Saft clôturant lanterne rouge du SBF 120 (- 9,89% à 17,50 euros), désormais en perte depuis le début de l’année. D’autant que le consensus Bloomberg espérait toujours 102 millions d’euros d’Ebitda. Oddo et Gilbert Dupont ont réitéré leur recommandation «alléger» sur la valeur. Ce profit warning a d’autant plus déplu au marché que Saft en est devenu coutumier, après les avertissements de juillet et d’octobre 2012 sur ses résultats de l’an dernier.
La rentabilité du premier semestre a été affectée par le niveau global des ventes qui est «en ligne» avec les 315 millions d’euros affichés l’an dernier, par un mix produits défavorable, par une augmentation des frais de R&D et par des dépenses commerciales destinées à soutenir la croissance. En revanche, le groupe anticipe une meilleure rentabilité sur la seconde partie de l’année, grâce à une «forte croissance» des ventes permise par les «succès commerciaux» enregistrés au premier semestre.
Néanmoins, le retard ne sera pas entièrement rattrapé et Saft prévoit désormais un chiffre d’affaires annuel dans le bas de la fourchette de 630 à 650 millions d’euros annoncée en début d’année. Le consensus Bloomberg, à 629,5 millions, semble avoir déjà anticipé ce mouvement. «Saft dispose d’un solide carnet de commandes et je confirme que nos attentes pour la fin de l’année restent inchangées», déclarait fin avril John Searle, président du directoire de Saft lors de la publication des ventes du premier trimestre, en recul de 1,5% en comparable.
Après ce mauvais chiffre, le groupe promettait une amélioration de tendance dès le deuxième trimestre... désormais attendue sur le second semestre. D’ailleurs, dès la fin avril, CM-CIC écrivait: cette «mauvaise publication […] crée un doute sur la guidance». Un doute malheureusement confirmé. Sur l’ensemble de l’année, le groupe devrait ainsi dégager une marge opérationnelle (Ebitda) de 14% à 15%, soit un fort recul par rapport aux 17,1% de 2012 et 17,8% de 2011.
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