Safran justifie en assemblée générale le maintien du parachute de son PDG
Safran n’a pas connu la même mésaventure que lors de l’assemblée générale de 2012 au cours de laquelle l’Etat s'était opposé au parachute de son PDG Jean-Paul Herteman. Le dispositif, maintenu malgré le vote négatif de 2012, ne figurait pas au menu de l’AG d’hier.
Comme elle l’avait indiqué à L’Agefi, la direction a expliqué en réponse à une question du fonds PhiTrust, que «le paiement éventuel de cette indemnité de départ est soumis à la satisfaction de conditions de performance, selon l’appréciation du conseil d’administration». Quant à la «retraite chapeau, cet engagement reste totalement théorique, dans la mesure où aucun régime de retraite de cette nature n’a été mis en place par Safran depuis que l’engagement a été consenti. Il n’y a en conséquence pas lieu d’y revenir».
Sans ces questions sur la rémunération du PDG, l’AG s’est terminée par l’adoption à une large majorité de la quasi-totalité des résolutions soumises au vote des actionnaires, à l’exception toutefois de la 23e résolution qui proposait le versement d’un dividende limité à 0,77 euro par action au titre de l’exercice écoulé.
Emanant des représentants des Fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) des salariés de Safran qui détiennent 6,8% de son capital, cette résolution, qui n’avait pas été agréée par le conseil d’administration, considérait que la hausse du dividende devait être similaire à celle du résultat opérationnel courant qui a progressé de 23,7% entre 2011 et 2012. Ce résultat constitue selon ces FCPE un indice de performance plus pertinent que l’augmentation du résultat net ajusté retenue comme base de calcul par le groupe. Les actionnaires ont suivi le conseil d’administration, en décidant le versement d’un dividende global de 0,96 euro par titre.
Autre vote, les changements apportés au conseil d’administration. Sur les quinze membres du conseil, trois mandats venaient à échéance, en excluant les changements touchant les représentants de l’Etat. Administrateur indépendant, Christian Streiff a été nommé vice-président en remplacement de Francis Mer qui quitte le conseil, tandis que Michel Lucas a été remplacé par Monique Cohen. Le mandat de Jean-Marc Forneri a été renouvelé.
Sur les quatre représentants de l’Etat, outre le renouvellement d’Astrid Milsan et de Laure Reinhart, Thierry Pérard et Patrick Gandil remplacent respectivement Christophe Burg et Michèle Rousseau.
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