Rusal espère redorer sa gouvernance avec un président indépendant
En démissionnant lundi soir de son poste de président du conseil d’administration de Rusal presque cinq ans après avoir pris cette fonction, Viktor Vekselberg a tardivement tiré les conséquences des désaccords qui l’opposaient depuis de nombreux mois à Oleg Deripaska, directeur général du groupe d’aluminium russe.
Considérant que l’entreprise «est confrontée à une crise profonde», il indique s’être exprimé contre «des décisions touchant au développement stratégique du groupe, à la modernisation de l’outil de production et à sa politique de ressources humaines, certaines d’entre elles ayant été adoptées sans l’accord du conseil d’administration et en rupture avec les pactes d’actionnaires». Il a dans la foulée présenté sa démission en tant qu’administrateur.
Réagissant à ces déclarations, le groupe d’aluminium a souligné hier que Viktor Vekselberg, également président du conseil du conglomérat Renova, avait au cours des douze derniers mois «manqué à ses obligations de président du conseil d’une société cotée» concernant Rusal. Il était absent lors de l’assemblée générale annuelle du groupe en juin dernier à Hong Kong et n’a participé depuis février 2011 à aucune des rencontres organisées avec les actionnaires ni aux réunions du conseil d’administration. «A l’heure actuelle, sur un total de 18 membres, le conseil compte 4 administrateurs indépendants, 6 administrateurs dirigeants et 8 représentants des actionnaires ou des partenaires financiers», précise à L’Agefi une porte-parole de Rusal.
Afin «d’améliorer l’efficacité du conseil», Rusal a décidé de privilégier la nomination d’un administrateur indépendant comme prochain président. Ceci marquera une rupture avec la situation actuelle, puisque le président démissionnaire détient avec l’homme d’affaires Len Blavatnik 15,8% du capital du groupe russe à travers Sual Partners. Il en est le troisième actionnaire derrière les 47,4% aux mains d’En+, société contrôlée par Oleg Deripaska, et les 17% détenus par Onexim, le fonds d’investissement de l’oligarque Mikhaïl Prokhorov.
Si l’avenir de cette participation de 15,8% reste pour l’instant en suspens, le conseil d’administration prévu vendredi prochain pour statuer sur les résultats annuels «discutera de la nomination du prochain président», souligne la porte-parole de Rusal, sans s’avancer sur le temps qui sera nécessaire pour que cette désignation soit effective.
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Chamboule-toutEtudes de médecine : pourquoi la nouvelle réforme menace de faire chuter le nombre de places
L'instauration d'une voie unique après le bac pourrait conduire à une baisse drastique des effectifs dans certaines universités -
Récits du quotidien« C’est ce qu’aurait fait de Gaulle » : ce que cache la popularité de David Lisnard sur les réseaux sociaux
Le candidat libéral a vu sa notoriété gonfler sans adopter les mêmes codes de communication que les autres candidats à l’élection présidentielle -
Déjà-vuRelever le plafond du livret A pour financer la rénovation des lycées, une fausse bonne idée ?
Le gouvernement réfléchit à augmenter le maxixum pouvant êre mis sur placement préféré des Français à 30 000 euros. Une mesure qui pourrait toutefois faire chou blanc