Roche améliore sa rentabilité et relève son objectif de bénéfice 2011
Si Roche a quelque peu déçu le marché sur ses ventes au premier semestre, il affiche son optimisme pour 2011 en relevant son objectif de résultat. Le laboratoire suisse table désormais sur une hausse «d’environ» 10% de son bénéfice par action (rapporté aux activités de base) en monnaies locales, alors qu’il misait auparavant autour de 8 à 9%. Sur les six premiers mois de l’année, le groupe a affiché une croissance de 10% de son bénéfice par action, mais une baisse de 4% en données publiées.
Le laboratoire a surtout touché les premiers fruits de son programme de réduction de coûts «Operational Excellence» lancée en novembre dernier, grâce auquel il compte économiser 1,8 milliard de francs suisses fin 2011 et 2,4 milliards fin 2012. Ce programme associé aux synergies nées de l’intégration de Genentech a déjà permis d’économiser 950 millions de francs sur le semestre.
Ces efforts se sont traduits sur la rentabilité avec une amélioration de la marge opérationnelle de 0,9 point (+1,8 point en monnaies locales) à 38,1%, dont 43,9% (+1,7 point et +2,7 points en monnaies locales) pour la division Pharma. La force du franc suisse a moins pesé sur le résultat que sur le chiffre d’affaires, du fait que «la majeure partie de la base de coûts de Roche n’est pas comptabilisée en francs suisses», rappelle Aurel BGC.
Par ailleurs, Roche a réduit son endettement total de 49,4 milliards fin 2010 à 44,5 milliards fin juin 2011. «Nous avons réduit de 40% l’endettement lié à l’acquisition de Genentech», a précisé le directeur financier de Roche, au-delà du plan qui prévoyait une réduction à hauteur de 30%. Le laboratoire s’interroge maintenant sur la pertinence de son projet de retour à une trésorerie positive d’ici à 2015. Cet objectif «n’est pas sacro-saint» a déclaré Severin Schwan, directeur général de Roche, voulant pour le moment baisser son niveau de levier, l’un des plus hauts du secteur. A long terme, la question de l’excédent de liquidités se posera, et pourrait se traduire par des acquisitions ou par un retour aux actionnaires, a expliqué le directeur général.
Du côté des ventes, Roche maintient sa prévision de hausse de 2 à 3% à monnaies locales de la division Pharma (hors Tamiflu) «du fait de l’impact de la réforme de santé aux Etats-Unis et des mesures d’austérité en Europe». Au premier semestre, la hausse était de 2% en monnaies locales (-11% en données publiées).
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