Rhodia reste prudent sur 2010 malgré le rebond de ses résultats au troisième trimestre
Le titre Rhodia a rebondi hier de 8,28% à 11,31 euros, à l’annonce d’un retour de sa rentabilité au niveau de 2008 (voir graphe). La marge opérationnelle (Ebitda) bondit de 550 points de base à 16,7% alors que le consensus n’espérait que 160 points de mieux! Une performance permise notamment par l’amélioration de son «pricing power» avec un impact positif de 21 millions, et par une poursuite des réductions de frais fixes de 29 millions (96 millions depuis le début d’année et 120 millions prévus sur l’ensemble de l’exercice). Et si le chiffre d’affaires recule de 15% sur un an à 1,04 milliard d’euros, il progresse de 5,5% en séquentiel. Parallèlement, le groupe redevient bénéficiaire à hauteur de 14 millions, après une perte nette de 174 millions au premier semestre.
Une nouvelle amélioration du BFR, représentant 8,7% du chiffre d’affaires contre 14,6% un an auparavant et 9,6% au deuxième trimestre 2009, et des investissements limités à 34 millions, ont permis à Rhodia de dégager un cash-flow libre de 112 millions. La dette nette, réduite de 125 millions, ressort à 1,07 milliard.
Toutefois, les tendances restent «incertaines» pour 2010, avertit le chimiste, qui anticipe au quatrième trimestre un niveau de demande similaire à celui du troisième, avec un Ebitda récurrent «supérieur à 160 millions d’euros». Pour l’heure, le consensus Reuters table sur 371 millions d’euros d’Ebitda en 2009, alors que 287 millions ont déjà été engrangés sur les neuf premiers mois de l’exercice. Le groupe mise notamment sur la reprise des marchés émergents, qui représentent à fin septembre 45% de son chiffre d’affaires.
Plus d'articles du même thème
-
Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe. -
Les gérants estiment que seuls les marchés européens conservent un potentiel d’appréciation
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an. -
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Incassable ?Duralex, les leçons d'un échec économique et politique
Le fabricant de verres, repris par ses salariés, était devenu, pour la gauche, le symbole triomphant d'une autre vision de l'entreprise -
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique