Renault vise un cash-flow libre de 700 millions d’euros en 2010
Carlos Ghosn s’attend «raisonnablement» à un redécollage du marché automobile européen en 2012. «Au deuxième semestre de 2011, la correction sera achevée», a déclaré le PDG de Renault lors du Forum économique mondial de Marrakech. Le groupe a fait part d’une croissance de son chiffre d’affaires consolidé sur un an de 7,6% au troisième trimestre, à 8,71 milliards d’euros (à périmètre et méthodes identiques). Une croissance sensiblement ralentie par rapport aux premier et deuxième trimestres (+28,4% et +18,9% respectivement) mais qui traduit une certaine capacité de résistance, dans un contexte incertain et après l’arrêt des primes à la casse.
L’impact mix prix est positif de 2,9 points sur le chiffre d’affaires «automobile» (+7,9%, à 8,26 milliards), l’effet de change étant favorable de 4,1 points, tandis que l’impact volume a été négatif de 0,6 points. Le solde, positif à hauteur de 1,5 point, provient des autres activités. Le contraste reste marqué au niveau géographique. Dans un marché européen en recul de 11,5%, le groupe a vu ses ventes diminuer de 4%. Hors Europe, le chiffre d’affaires a crû de 22,8%, tiré notamment par la région Eurasie (+37% dans un marché en hausse de 40,1%). Fort de cette croissance des ventes à l’international, le constructeur entend écouler plus de 2,5 millions de véhicules cette année sous ses trois marques (Renault, Dacia et Renault Samsung Motors).
En dépit d’une «pression concurrentielle de plus en plus forte», Renault a revu à la hausse ses estimations de progression des différents marchés. Sur le terrain mondial, la croissance est attendue autour de +9%, contre +8% auparavant. Au niveau européen, la baisse anticipée est ramenée de -7% à -5%.
«Dans un contexte marqué par le contraste entre un fort dynamisme à l’international et un marché européen toujours plus compétitif», Renault se montre plus optimiste en ce qui concerne sa trésorerie. Alors qu’il n’avait jusqu'à présent évoqué qu’un free cash-flow positif pour sa division «automobile» en 2010, le constructeur a chiffré hier cet objectif à 700 millions d’euros. Le groupe est partiellement sorti début octobre de Volvo, récoltant à cette occasion 3,01 milliards d’euros. Une opération qui va lui permettre de tenir son engagement d’une dette sous les 3 milliards d’euros en fin d’année.
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