Renault souhaite porter à 43 % la part de ses ventes hors d’Europe en 2011
Avec le lancement de sa gamme de véhicules électriques au second semestre, le renforcement du développement international constituera l’une des deux priorités commerciales du groupe Renault pour l’année 2011. L’activité hors d’Europe devrait représenter «environ 43% de nos ventes cette année contre 37% en 2010 et 34% en 2009», souligne le directeur commercial Jérôme Stoll. Cette ambition repose sur une hausse attendue de 4,3% du marché mondial à 73 millions d’unités, tandis que l’Europe (15,4 millions de véhicules en 2010) devrait évoluer entre -2% et 0%.
Dans cette région où il entend «consolider ses positions», le constructeur démarre l’année avec «un portefeuille de commandes élevé» le laissant «confiant sur le premier semestre». Sa part de marché combinée (véhicules particuliers et utilitaires) y a progressé en 2010 de 1,1 point à 10,7%, la marque Renault passant de la troisième à la deuxième place grâce au succès des familles Mégane, Clio et Twingo. Cette part a augmenté de 1,7 point à 27,9% en France, son principal marché.
Globalement, le groupe a vendu l’an dernier plus de 2,6 millions de véhicules (+14% par rapport à 2009, voir graphique). L’ensemble des marques a contribué à cette performance, avec une croissance de 13,6% pour Renault, de 12% pour Dacia et de 18,6% pour Renault Samsung Motors présente en Corée du Sud et au Chili. Le constructeur affiche par ailleurs des gains de part de marché dans 14 des 15 principaux pays qui représentent 83% des ventes. L’exception concerne l’Allemagne (-0,5 point), pénalisée par Dacia qui a subi «le contrecoup de la fin de la prime à la casse». Si ses marges se sont «fortement améliorées» en 2010, il faudra attendre le 10 février pour en savoir plus sur les résultats financiers du groupe.
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