Renault souffre plus que ses concurrents du ralentissement du marché français

Les ventes du groupe ont chuté de 18,2 % en mai alors que celles de PSA ont progressé de 12,5 %. Renault invoque des difficultés d’approvisionnement
Olivier Pinaud

Alors que le constructeur vient enfin de nommer son nouveau directeur général, Carlos Tavares, en remplacement de Patrick Pélata, après plusieurs semaines de vacance, le mois de mai a été particulièrement difficile pour Renault en France. Les ventes de voitures particulières du groupe sous les marques Renault et Dacia ont chuté de 18,2% avec un peu plus de 42.000 unités. Au contraire, celles de PSA Peugeot Citroën ont progressé de 12,5% à 69.039 véhicules, signe que l’effet négatif de la fin de la prime à la casse n’est pas l’unique responsable de ce dérapage.

«Pour le troisième mois consécutif, le groupe Renault a souffert de difficultés d’approvisionnement. Ces difficultés rencontrées avant le tsunami au Japon, dues notamment à une forte croissance de la demande internationale, l’ont empêché de tirer pleinement parti de son portefeuille de commandes en France», explique Renault. Depuis le début de l’année 2011, les ventes de véhicules particuliers du groupe au losange ont baissé de 8% contre une hausse de 5,6% pour celles de PSA Peugeot Citroën. La direction du groupe avance également une base de comparaison défavorable alors que le premier semestre 2010 avait été particulièrement animé dans l’Hexagone, avant un second semestre moins performant.

«2011 aura une configuration inversée: un second semestre dynamique après un premier semestre plus contrasté», assure Bernard Cambier, le directeur commercial de Renault France. Le groupe confirme viser une part de marché à la fin de l’année proche de celle de 2010. Celle-ci s’élevait à 26,8%.

Dans son ensemble, le marché automobile français reste difficile. Les immatriculations de voitures neuves ont accusé en mai 2011 leur deuxième mois consécutif de baisse à nombre de jours comparables: - 8,3% à 197.784 unités, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Elles avaient enregistré un recul de 6,8% en avril. Sur les cinq premiers mois de 2011, les immatriculations automobiles restent encore en hausse de 1,5% en données corrigées des jours ouvrés grâce à l'élan imprimé par les dernières primes à la casse en début d’année, mais un mauvais mois de juin pourrait faire passer le compteur en territoire négatif.

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